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24 octobre 2013 4 24 /10 /octobre /2013 08:05
Le journal des séries : Breaking Bad, the end...

 

Breaking Bad (AMC) - Saison 5 - 

 

Il vaut mieux avoir vu les quatre premières saisons pour lire cette note

 

" I can't hear one more time that you did it for us"

"I did it for me. I liked doing it I was good at it"

 

Final en apothéose pour la dernière des très grands grandes sériés américaine de ce début de siècle.

Un chef d'œuvre, qui n'aura jamais déçu, jusqu'à un dernier épisode géant qui prend aux tripes comme jamais.

Car depuis le début de cette saison 5 découpée en deux, on sait que la fin est proche, et que l'incroyable mécanique mise en place par Vince Gilligan va trouver son dénouement par la main d'un Walter White hirsute et barbu qui prend négligemment son petit déjeuner le jour de son 52ème anniversaire.

 

Même si elle est classique, la structure par flash-back de cette 5ème saison coupée en deux est d'une efficacité redoutable, surtout avec un écho à mi-saison où Walter rentre chez lui comme dans un rêve.

Car retrouver Breaking Bad, c'est se rappeler à quel point la série est supérieure aux autres à tout point de vue.

Dans la mise en scène, qui tire pleinement parti de ce décor si particulier du nouveau Mexique, avec des jeux de lumière, des ellipses, des scènes fondamentales où tout se joue sur hors champs. Dans ces séquences dingues (remember la baignoire, la maison de retraite, le braquage du train, ...). Dans le rythme et dans le suspens. Dans l'évolution des personnages, qu'on ne reconnait plus après 5 saisons. Et puis surtout dans cette mécanique du pire, implacable, inévitable, où le sang appelle toujours le sang.

 

Car les secrets tombent les uns après les autres, et les Murailles de Chine mises en place par Walter White ne sont plus d'aucune utilité pour protéger sa famille, son argent, ses secrets...Devant la catastrophe qui se déploie petit à petit sous ses yeux, il se demande : mais comment en suis-je arrivé là ? C'est une des scènes les plus puissantes et les plus tendues : enfin Walter se confronte à ses propres démons, enfin il avoue le plaisir et la soif de pouvoir. Enfin il redevient cet homme un peu simple qui a voulu changer de vie, avant que cela ne prenne des proportions dramatiques.

 

 

Le cinéma a souvent traité ce sujet de l'homme lambda qui bascule, mais l'amplitude de la série permet d'amener ce sujet vers hauteurs insoupçonnées, jusqu'au bout de logique destructrice. Dans le panthéon des séries, Breaking Bad restera une de celles qui a créé la galerie de personnage la plus accomplie et la plus nuancée.

 

Jesse Pinkman, la petite frappe qui devient un jeune adulte torturé et épouvanté.

 

Saul Goodman, l'avocat le plus véreux de l'histoire de la télévision, et probablement le plus drôle ("Don't drink and drive, but if you do, call me") 

 

Mike, le tueur froid et impassible et père de famille, si profond et si complexe.

 

Il y avait eu Gus Fring, l'impitoyable chef de gang sous ses abords délicats et polissés.

 

Et puis bien sûr Walter White. Heisenberg, l'homme au chapeau, le prof de chimie qui devient une légende de la drogue des deux côtés de la frontière après avoir cuisiné ses premiers produits dans un camping-car explosif...un personnage mythique, un des plus grands de l'histoire du petit écran aux côtés de Tony Soprano, Don Draper, Omar Little, Jim Profit, Vic Macckey et l'agent Dale Cooper...

 

 

 

 

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Published by DH84
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commentaires

Wilyrah 14/11/2013 13:29

Une série qui fera date dans l'histoire de la fiction télévisée. BrBa a mis la barre très haut. Grandiose et maîtrisée de bout en bout.