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31 octobre 2013 4 31 /10 /octobre /2013 09:43
Le journal des séries : The newsroom

 

The newsroom (HBO) - Saison 2

 

Will McAvoy est de retour, et avec lui Aaron Sorkin et sa mission messianique consistant à terrasser le Tea Party à coup de tirades assassines et de montages vidéos.

Pour sa 2ème saison, Newsroom reste un programme extrêmement plaisant, parfois vraiment passionnant, même si on se demande parfois si Sorkin sait vraiment dans quelle direction il veut emmener son bateau.

 

Pour les réussites indéniables, les différents personnages sont toujours aussi agréables à voir évoluer, même quand ils se noient dans des romances pour le coup beaucoup moins passionnantes. Un aréopage de journalistes très "sorkiniens" : fougueux, excessifs, parfois irrationnels, mais tous animés d'un désir de faire le bien qui les rend irrémédiablement sympathiques. Et comme leurs dialogues sont écrits par le meilleur auteur d'Hollywood, tout cela passe comme une lettre à la poste pour ceux qui supportent un style plutôt naïf et bienveillant.

 

Le grand thème de la saison est la limite à poser dans la guerre contre le terrorisme. Quand plusieurs sources rapportent à l'équipe un possible dérapage de l'armée au Pakistan, la machine s'emballe.

 

Montée à contre temps, éclatée en plusieurs épisodes en partant de la fin, cet axe narratif est passionnant, quand il aborde à la fois la responsabilité du journalisme et le rapport toujours ambigu de responsables de presse avec leur pays, ce dernier leur demandant avant tout d'agir en tant que patriotes.

 

La série continuant a suivre le fil temporel, on s'accroche aussi à des événements réels comme Occupy Wall Street, l'attaque de Bengazhi, et bien sûr les élections américaines de 2012... On voit donc avec un bonheur non dissimulé la série martyriser la droite américaine, qui n'avait jamais semblée aussi divisée et aussi ridicule que lors de cette élection.

 

Malgré cela, le show se perd parfois dans ses propres couloirs. Comme dans ces love-stories pénibles et répétitives, ou dans cette virée en Afrique totalement hors sujet. Ou encore quand il s'intéresse uniquement à son présentateur, qui est loin d'être le personnage le plus intéressant de la troupe.

 

Bref, un plaisir indéniable qui n'est pas encore devenu une grande série, ni dans la puissance d'évocation de "The West Wing", ni dans l'excellence absolue des dialogues et des thèmes de "Studio 60"

Rendez-vous à la saison 3

 

 

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Courez voir Gravity en 3D et en salles, c'est là qu'il faut le voir. 

Sur petit écran, il sera trop tard..

 

 

 

 

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Published by DH84
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