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30 octobre 2013 3 30 /10 /octobre /2013 14:39
Malavita

 

Il arpente les plateaux télé avec un grand sourire, il raconte avec gourmandise comment De Niro a du déployer des trésors de malice pour l'"obliger" à faire ce film, parce qu'aucun autre réalisateur ne le pouvait. Luc Besson est devenu une institution et ça lui fait plaisir. Le genre de grand vizir à pouvoir mettre sur pied un gros projet transatlantique avec de vieilles gloires dedans.

 

Malheureusement, le metteur en scène a complètement abdiqué depuis plusieurs années. Et si ces premiers films n'étaient pas aimés par tous, on pouvait lui reconnaître un style, une ambition. Le grand nabab qu'est devenu l'ex-enfant terrible du cinéma commercial ne prend même plus cette peine, même quand il adapte un roman (paraît-il bon, ce qui n'est pas éclatant à l'écran)

 

Bienvenue dans une Normandie de carte postale, où il fait beau tous les jours et où TOUT LE MONDE parle un anglais remarquable, quoique teinté d'un accent français un peu forcé (le folklore paye à l'exportation).

Une famille de mafieux repentis protégée par le FBI débarque dans un bled paumé en espérant échapper aux tueurs de la mafia sur leurs traces. Mais les vieilles habitudes ont la vie dure, et il n'est pas facile de se fondre dans la population quand le pain dans la gueule ou l'attaque à la bombe font office de moyens de communication principaux.

 

Un échec total.

Voilà le triste résumé de la tentative de Luc Besson, et voilà où il en est aujourd'hui en tant que cinéaste. Avec un pitch intriguant, de grands acteurs et de gros moyens, jamais le réalisateur ne parvient à faire décoller son film. Pire, il le plombe régulièrement son incapacité à filmer quoi que ce soit correctement, en particulier les scènes de comédie. Besson scénariste a toujours été un dialoguiste exécrable, on touche le fond ici.

 

Quand on arrive sur les Affranchis pour une mise en abîme rendant hommage à De Niro, le gag tombe complètement à plat, en devenant clairement embarrassant.Même chose quand on finit par quelques échanges de coups de feu, passage obligé dans lequel plus personne ne se sent vraiment concerné...

 

Reste d'excellents acteurs (y compris les deux jeunes très convaincants), mais dont le tout le talent ne suffit pas à éviter un ennui profond.

On s'emmerde du début à la fin d'un film qui a eu (circonstance aggravante) la bonne idée de sortir dans un automne cinématographique exceptionnel par sa qualité et sa diversité, y compris dans des films très commerciaux (Rush, Prisoners, Gravity).

 

Le décalage fait peine à voir...

 

 

 

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Bref, un plaisir indéniable qui n'est pas encore devenu une grande série, ni dans la puissance d'évocation de "The West Wing", ni dans l'excellence absolue des dialogues et des thèmes de "Studio 60"

Rendez-vous à la saison 3

 

 

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Published by DH84
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