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22 octobre 2013 2 22 /10 /octobre /2013 08:35

  

 

Après 5 éditions, le festival Lumière (ou "Grand Lyon Film Festival") est presque devenu une institution. Le principe reste le même :  projeter pendant une semaine dans les salles du Grand Lyon des films anciens restaurés, par thématique. Mais la grande bonne idée du Directeur Thierry Frémaux a été de créer un vrai événement festif avec grandes messes à 5000 personnes à la Halle Tony garnier, et reception d'invités prestigieux pour faire monter la sauce.

 

 

Avec la carnet d'adresses XXL de Frémaux qui est aussi délégué général du festival de Cannes, la manifestation avait réussi à attirer entre autres Clint Eastwood, Gérard Depardieu ou encore Ken Loach.

 

Mais le directeur a frappé très fort cette année en remettant le prix Lumière à Quentin Tarantino. Passionné de patrimoine cinéphile, francophile de longue date, le réalisateur s'est fondu avec bonheur dans l'événement, écumant les séances et faisant le show à chacune de ses apparitions. Un vrai bonheur...

 

 

 

 

On commence par la soirée d'accueil à la Halle Tony Garnier. Habituellement très sympa, celle-ci n'a pas dérogé à la tradition avec sketchs, cadeaux et invités prestigieux, dont Tarantino qui s'est fendu d'un émouvant hommage à Jean-Paul Belmondo assis non loin de lui. La grande classe.

 

Programmation osée avec "Un Singe en hiver" (). Pas exactement un choix facile, mais Thierry Frémaux a (une fois de plus) eu le nez creux, le film d'Henri Verneuil s'avérant être une petite merveille de comédie écrite par Audiard, avec Belmondo et Gabin qui ont rarement été aussi émouvants. Décalée et poétique, cette ode au voyage et à la biture collective est vraiment immanquable.

 

 

Pour commencer la semaine, rien de plus indiqué que le premier film de Tarantino. il n'y a pas grand monde dans la salle qui n'avait pas encore vu "Reservoir Dogs" (), mais le film peut se voir des dizaines de fois. Premier long métrage de son auteur, et tout est déjà là : narration éclatée, dialogues fleuris, nonchalance des personnages et des histoires, violence insoutenable. Un coup de maitre, où Tarantino se révélait déjà être un directeur d'acteurs fabuleux, avec des numéros incroyables d'Harvey Keitel, Steve Buscemi et Michael Madsen... 

 

 

 

 

 

Ensuite, projection de "Voyage au bout de l'enfer" (), un des plus grands films américains des années 70. En plus de l'émotion de voir ce chef d'œuvre en salles, on a la surprise de voir débarquer pour le présenter Michael Cimino (le réalisateur), Uma Thurman, et... Quentin Tarantino qui vient chauffer la sale et profiter de la séance...grand moment.

Le film reste assez unique par sa lenteur, sa violence, et sa structure elliptique en 3 chapitres (avant la guerre, pendant et après). Avec des acteurs au sommet de leur art, y compris Robert De Niro et Christopher Walken. Un classique.

 

Au programme cette année le cycle Hal Ashby, sous titré "l'oublié des années 70". C'est vrai que ses petits copains du nouvel Hollywood  Coppola, Scorsese et Friedkin sont passés à la postérité alors qu'à part les cinéphiles, plus grand monde ne se rappelle de lui, sauf peut-être pour "Harold et Maud".

J'en au donc profité pour voir "Shampoo" ()  comédie avec Warren Beauty et son improbable moumoute. Film curieux, suranné, parfois déjanté, ce drôle de truc vaut surtout par le numéro de son acteur principal et sa vision étonnante d'un pays coincé entre tradition et modernité.

 

 

 

A choisir, je recommanderai plutôt "The Last detail" () magnifique film d'initiation où deux soldats en emmènent un troisième en prison. Sans trop en dire puisque le film est plein de surprises, le film est à la fois très drôle, émouvant, prenant, surprenant, avec un exceptionnel Jack Nicholson, du temps où il était le plus grand acteur du monde...

 

Un échec parce qu'il en faut bien un, ma tentative de me familiariser avec le cinéma d'Ingmar Bergman. Alors je ne sais pas si c'est le suédois, le manque de sommeil ou les problèmes de climatisation, mais je suis complètement passé à côté du "7ème sceau" ()  Il y a bien de splendides paysages, des personnages profonds et une belle poésie, mais je n'ai jamais réussi à rentrer dans cette histoire de chevalier qui joue aux échecs avec la mort... peut-être à revoir dans d'autres conditions. je préfère encore quand c'est Jacques Villeret qui fait le film.

 

 

Last but not least, que serait le Festival sans sa nuit thématique ?

 

Surtout que c'était le tour des Monty Python de venir squatter la Halle Tony Garnier. Merveilleuse idée de passer leurs 4 films, en plus de quelques sketchs, après une ouverture en fanfare par Alexandre Astier (star locale). Même si je dois avouer que j'ai lâchement abandonné en chemin pour des contigences de sommeil je conseille très vivement à ceux qui ne sont pas familiers avec la troupe de zozos anglais..

 

 

"La première folie des Monty Python(est une petite merveille de film à sketchs plus loufoques les uns des autres...,je ne me suis toujours pas remis de l'alpiniste à double vision et du cours de self-defense contre les agressions avec des fruits exotiques

 

"Sacré Graal" (n'est pour moi pas leur meilleur, mais vaut quand même le détour notamment pour son hilarant générique suédois et sa fixation sur les hirondelles porteuses de noix de coco...

 

"La vie de Brian" () est pour moi leur film le plus abouti. Les rois mages se trompent de crèche, les femmes se déguisent pour une lapidation, les organisations palestiniennes se perdent dans leurs sigles.... et le pauvre Jesus-Christ se voit rhabillé pour l'hiver dans un immense éclat de rire... génialissime !


Vivement l'an prochain... On peut commencer les pronostics du prix 2014 dès maintenant.

 

 

 

Pedro Almodovar ? (ça aurait vraiment de la gueule...)

 

 

 

Catherine Deneuve ?

 

 

 

Martin Scorsese ?

 

 

 

Hayao Miyazaki ?

 

 

 

Claude Lelouch ? (au secours)

 

Luc Besson (non, je déconne)

 

 

 

 Et comme dirait le prix lumière 2013...

 

 

 

 

 

 

Et qui lui donne le statut d'outsider numéro 1 pour se faire une place au soleil dans l'embouteillage des sorties d'octobre

 

 

 

 

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Published by DH84
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