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6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 08:39
La vie rêvée de Walter Mitty

 

Acteur burlesque incontournable, zozo en chef d'une partie de la nouvelle comédie américaine, Ben Stiller a vu un peu plus grand que son très sympathique dernier film Tonnerre sous les Tropiques. Moins de délire et plus de poésie, voilà ce qu'il propose pour les fêtes, dans un film à très gros budget, éminemment sympathique, mais souvent écrasé par son ambition et ses effets.

 

Walter Mitty travaille au magazine "Life", qui est mis en redressement par une bande de hipsters barbus très désagréables. Son ami photographe star envoie le négatif de son chef d'œuvre, qui doit faire la couverture du dernier numéro. Mais la précieuse photo est introuvable...

 

Pour Noël, on est dans le ton.

Rêver, imaginer, pousser ses limites, sortir de sa zone de confort, vivre des événements extraordinaires, voilà tout ce que Ben Stiller a mis dans sa casserole pour les fêtes, avec beaucoup de bon esprit, et quelques cartes postales. Avec un programme de ce style, difficile d'éviter la mièvrerie qui pointe régulièrement son nez, d'autant que l'intrigue ajoute une romance un petit peu facile à l'ensemble.

 

Le film tient vaguement debout par sa gentille originalité. Par les rêves d'abord, ces "daydreams" (bien connus des fans de "Scrubs") où le personnage bascule subitement dans son inconscient, lui permettant de sauter d'un immeuble en feu ou de retrouver l'amour de sa vie à l'autre bout du monde.

Par les voyages ensuite, puisque les paysages scandinaves, puis asiatiques, sont vraiment magnifiques, et donnent au film une grande bouffée d'oxygène...sans échapper au syndrome "Borat" , qui veut que l'humanité soit restée au stade primitif une fois passé l'Atlantique Nord.

 

Tout cela n'est évidemment pas d'une grande finesse, et les coutures du gros film craquent régulièrement sous l'ambition d'un Ben Stiller qui n'a pas (encore ?) les moyens de réaliser le miracle de rendre léger un pachyderme à 90 millions de dollars bourré d'effets numériques.  Ca ne s'arrange pas franchement vers la fin, avec Sean Penn qui vient donner un peu de sagesse de grand-père à un film qui n'avait pas besoin d'une couche de clichés supplémentaire...

 

Mais bon, tout ceci est singulier, agréable, gentil. Un jour de grande tolérance et de bon esprit, ça peut passer...

 

 

 

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Published by DH84
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