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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 10:38
Le journal des séries : Luther

 

Luther (BBC) - Saison 3 

 

Pas de spoiler saison 3 

 

Le DCI John Luther avait déjà vécu deux saisons assez traumatisantes, mais pas question de le laisser se reposer. La série continue d'investir sur son fond de commerce : l'horreur et le malheur.

A déconseiller aux suicidaires et aux dépressifs, car de telles vagues de déprime peuvent parfois remuer, surtout quand elles sont filmées dans un Londres gris, pluvieux, et désespérément sombre.

 

Mais c'est le style d'une série, qui se démarque par cette profondeur noirceur assumée, qu'on a connu au cinéma chez le David Fincher de Seven par exemple : pas d'espoir, des tueurs d'une ingéniosité sans limite, et un corps policier sanctifié qui traîne sa déprime en bandoulière. Rien de bien réaliste dans tout cela, plutôt une relecture anglaise et grise du polar poisseux.

 

Pour cette saison, c'est un "vigilante" qui devient le problème. La question morale n'est pas nouvelle : faut-il vraiment arrêter un vengeur masqué qui s'est fait une mission d'éliminer toutes les pourritures qui traînent encore en liberté dans les rues ?

Avec Facebook et Twitter, avec une population derrière lui, le tueur se prend pour un président de tribunal et condamne à mort en direct des repris de justice. C'est un thème qui se traine dans toute la saison, même dans des arcs narratifs secondaires : le désir de se faire justice soi-même, la frustration tragique des victimes devant un système policier et judiciaire imparfait.

Ce n'est pas follement original, mais suffisamment bien amené pour que la série ne se roule pas dans le nauséabond...

Pour le reste, toujours un peu de romance, et la police des polices qui a décidé de faire tomber l'inspecteur en lui collant dans les pattes un encombrant limier aux méthodes assez expéditives.

 

L'ensemble reste toujours aussi efficace et plaisant, mais moins percutant maintenant que la série ne peut plus jouer sur l'effet de surprise de son ton si original.

Si on rajoute une Alice peu présente, et un dernier épisode un peu "too-much", cette saison n'est peut-être pas la meilleure, mais elle mérite quand même une vision, d'autant que c'est assez rapide (4 épisodes) et toujours aussi bien interprété.

 

 

Avant un passage du personnage au cinéma ? (Eternelle arlésienne)

 

 

 

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Et qui pousse surtout à devenir curieux concernant le projet concurrent.

Parce que si le tandem Gaspard Ulliel-Jérémie Renier va avoir du mal à concurrencer Niney-Galienne, Bertrand Bonell est quand même un cinéaste d'une autre trempe. Un réalisateur qui, avec un peu de chance, sortira des clous de cette pénible habitude des biopics de se cantonner à un musée Grévin. 

 

 

 

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Published by DH84
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