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26 février 2014 3 26 /02 /février /2014 11:34
Le crocodile du Botswanga

 

Après le moitié réussi "Case Départ", voici le retour de Fabrice Eboué et Thomas NGigol, avec une nouvelle comédie identitaire, voyage cette fois-ci dans l'espace et non dans le temps. Il faut dire qu'ils sont marrants les deux compères, à tracer leur chemin dans le paysage plutôt accidenté de la comédie française, avec un curieux mélange d'amateurisme et d'originalité. Intriguant à défaut (pour l'instant) d'être vraiment consistant.

 

L'histoire bouffonne n'est qu'un prétexte. Un footballeur aussi niais qu'un footballeur peut l'être embarque pour le pays de sa mère avec son agent (aussi odieux connard qu'un agent peut l'être), accueillis sur place par le "président" local (aussi guignol et psychopathe qu'un dictateur africain peut l'être).

 

Jouer sur le côté burlesque d'une dictature, il faut quand même oser. Sans être complètement rempli, le pari fait quand même plaisir à  voir. Seul Sacha Baron Cohen avait osé faire un film sur le sujet avec le merveilleux Dictator. Ici, on nous invite à  la table d'un condensé de tous les pires affreux de l'histoire : Kadhafi pour le côté guignol, Amin Dada pour la paranoïa et le sourire terrifiant, Mobutu pour le look, et j'en passe. Ce côté théâtral est de loin le plus amusant et le plus corrosif, en particulier quand on voit débarquer Jacques Foccart et ses impayables lunettes de soleil, la Françafrique sous le bras. Et comme Thomas NGijol fait très bien le spectacle, avec un beau travail sur la voix et le regard, on est preneurs.

 

C'est malheureusement beaucoup moins intéressant sur tous les autres fronts. La destinée du footballeur, la rédemption de l'agent, tout cela est plat et péniblement moralisateur, lestant régulièrement un film qui semble s'encombrer volontairement de la présence de Fabrice Eboué à l'écran, comme si il lui fallait un temps minimum, alors qu'on a uniquement envie de voir son compère à l'œuvre. Si l'on ajoute à l'addition un scénario qui manque franchement de consistance et des dialogues assez limites, le compte n'y est pas. 

 

C'est frustrant parce que malgré cette médiocrité ressentie, on sent qu'ils ont des choses à dire, qu'il y a un vrai, talent comique. Et puis une comédie française avec un thème nouveau, ça cour pas les rues. 

 

Il ne manque pas grand chose. Un vrai réalisateur ? Ce serait probablement pas du luxe...

 

 

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Un drôle de voyage, que Jarmsuch mène avec son habituelle lenteur, qui rebutera certainement du monde (quelques claquements de siège réguliers pendant la séance), qui n'a pas la densité et la puissance de certains de ses films passés. Mais qui exerce une belle fascination, et crée deux personnages magnifiquement actuels.

 

En fait, Only Lovers left Alive n'est peut être pas un film de vampires...

 

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Published by DH84
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commentaires

Leo M 20/11/2014 15:45

Cette comédie est plutôt pas mal dans l’ensemble malgré quelques lacunes.