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13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 08:06
Le journal des séries : Homeland

 

 

Homeland (Showtime) - Saison 3 

Pas de spoilers

 

Après une deuxième saison hyper décevante, Homeland avait beaucoup à se faire pardonner.

Malheureusement, la troisième livraison des aventures de Carrie Mathison ne fait que confirmer les craintes : la série est passé du côté obscur de la force. Du côté des séries d'espionnage addictives, mais lourdes, manichéennes et totalement invraisemblables.

 

Sur le grand ring du combat pour la domination du monde, nous avons donc : à ma droite, les gentils, c'est à dire les agents de la CIA et leurs familles. A ma gauche, les méchants, c'est à dire les terroristes, les iraniens, les politicards de Washington et quelques journalistes. Dans ce combat pour la liberté (!), les gentils ne reculeront devant pas grand chose pour faire triompher l'oncle Sam, y compris bousculer régulièrement les principes élémentaires de la logique... et de la géopolitique.

 

On appréciera donc que les iraniens (chiites) se soient mis à travailler étroitement avec Al-Qaïda (sunnites) et qu'ils mènent des attentats sur le sol américain, avant d'observer avec gourmandise les agents de la CIA passer en mode MOSSAD sous redbull : exécutions sommaires de civils à l'échelle internationale, passage de frontières illégales, chantage, intrusions dans la vie privée, bombardement de forces alliés avec des drones... la routine.

 

Le suspens est toujours là, et le désormais habituel rebondissement de mi-saison permet de garder vivant l'intérêt du spectateur, et l'empêcher de décrocher avant la fin. Mais il faut quand même supporter beaucoup de choses...

 

Supporter les invraisemblances totales et béantes d'un scénario paresseux (le mec qui rentre par la porte pour poser un micro dans la maison du Directeur de la CIA... sérieusement)

Supporter des personnages complètement faux et contre nature (l'aberration totale de faire de Saul Berenson le Directeur de la CIA, la facilité déroutante avec laquelle des pointures de l'espionnage tombent dans les pièges les plus grossiers)

Supporter l'ado la plus tête à claque de l'histoire dont on prie à chaque épisode qu'elle se prenne une balle perdue.

Et bien sur supporter Claire Danes en mode Jack Nicholson dans Vol au dessus d'un nid de coucou, à qui l'internement ne réussit pas vraiment. Le fait de mettre l'avenir de l'Agence entre les mains d'une personne bipolaire, qui désobéit systématiquement aux ordres et qui flirte en permanence avec ses informateurs, a quelque chose de prodigieusement baroque.

 

Bref, difficile de faire la différence entre ce qu'est devenu "Homeland" et la fin de "24h chrono" : invraisemblable, idiot au possible, même si relativement efficace.

 

Dommage, mille fois dommage. La redistribution des cartes effectuée dans (l'interminable) dernier épsiode laissera les optimistes augurer de jours meilleurs...

 

 

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Le film est bancal, imparfait, bordélique. Son casting 5 étoiles et ses décors travaillés rendent l'expérience encore plus déroutante, mais plus distrayante que beaucoup (beaucoup) de films "populaires" du même acabit... 

 

 

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Published by DH84
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