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22 mai 2014 4 22 /05 /mai /2014 10:20
Le journal des séries : Dexter, the end

 

Dexter (Showtime) - Saison 8 

 

Nous nous sommes tant aimés...

Cela fait un certain temps que Dexter traîne son spleen sur les routes de Floride. La quatrième saison et sa conclusion dans le sang auraient été une manière de clore avec brio sa trajectoire morbide, mais ShowTime s'est refusé à tuer sa poule aux oeufs d'or, et a étiré indéfiniment son histoire, jusqu'à une fin inévitablement ratée.

 

Pourtant, cette 8ème saison était à peu près honorable, jusqu'à un dernier épisode qui fuit par tous les trous. Et jusqu'à surtout 30 dernières secondes qui viennent totalement saborder l'ensemble, en contradiction totale avec l'esprit de la série. A se demander ce qui a pu passer par la tête des créateurs (ou de la chaîne) pour proposer un climax aussi plat et aussi idiot...

 

Jusqu'ici, l'ensemble se tenait à peu près. A des kilomètres des exceptionnelles premières saisons, le début de la conclusion avait au moins le mérite d'être prenant, bien aguillé par l'arrivée dans le décor de Charlotte Rampling, toujours à l'aise pour jouer la femme mystérieuse. Tranquillement, malgré des invraisemblances béantes et certains personnages pénibles (Debra, Masuka, la babysitter...), on se laissait emmener vers la fin avec la force de l'habitude : un serial killer brillant, un ado perturbé, des meurtres horribles...Le tout étant invariablement pollué par une série d'arcs narratifs complètement inutiles, à fonction de remplissage. 

 

Jusqu'à une accélération brutale dans les derniers épisodes, qui mélangent un peu tout, et ne valent le coup que par le retour de Sarah Walker (de "Chuck") et de Lem (de "The Shield").

Jusqu'à cette pirouette finale complètement farfelue, qui laissera désemparé le fan qui n'avait pas mérité ça. Tenir jusqu'au bout de quelques saisons très moyennes pour une telle conclusion, il y a de quoi être frustré.

 

 

Un beau cas d'école de série brillante, qui a fait au moins 4 saisons de trop, avant de s'échouer difficilement. Pour être sur que cela est évitable, on dispose d'une preuve éclatante, et qui n'est pas si ancienne. Un certain Walter White, du Nouveau mexique, prof de chimie de son état. Son histoire s'est arrêtée en fin de 5ème saison dans un épisode mythique.

 

Ca s'appelait Breaking Bad

 

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Juste une très bonne série, efficace et un peu perverse, avec des thèmes passionnants et des acteurs en état de grâce.

 

Ce qui, avouons-le, n'est déjà pas mal...

 

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Published by DH84
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