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22 juillet 2014 2 22 /07 /juillet /2014 08:15
Fastlife

 

Il est sympa Thomas Ngijol, avec ses projets décalés et son ambition de faire rire tout en parlant de choses sérieuses. Et c'est un acteur intéressant. Des raisons suffisantes pour tenter en salles le nouvel opus qu'il réalise seul, sans son compère Fabrice Eboué, mais sous l'inquiétant patronage d'Europacorp (la boite de Luc Besson, bien connue pour produire de la bouse au mètre comme on fabrique de la saucisse à la foire) 

 

Un sprinter pas tout à fait fini dans sa tête gagne une médaille d'argent aux jeux olympiques. Gloire, argent... puis déchéance puisque les résultats ne suivent plus. Et que le champion d'avère être une indécrottable tête à claque. Parviendra-t-il à se qualifier une nouvelle fois pour les jeux olympiques, alors qu'un Christophe Lemaitre miniature commence son ascension parmi les étoiles du sprint ? Suspens...

 

Le film laisse une désagréable impression de pas fini.

 

On a l'habitude que le scénario et la direction d'acteurs soient approximatifs chez Europacorp, mais les films précédents de NGijol étaient quand même plus soignées. Là, c'est surtout une impression de films de potes qui prédomine, avec quelques gags amusants (sur le rap notamment), mais surtout quelques trous béants (le voyage en Afrique, au secours). Et puis l'envahissement régulier de l'écran par des marques ou d'encombrants sponsors (Canal et BFM TV, omniprésents) finit de donner à ce Fastlife les  allures d'une désagréable commande commerciale ou pire, d'un des pièges à cons dont Europacorp a le secret. Et les nombreuses guest stars qui se pressent dans la champ n'aident pas beaucoup...

 

Parce que pour le reste, on ne rit pas beaucoup aux mésaventures de cet ado mal dégrossi, égoïste et immature, qui va s'ouvrir au monde à force de prendre des baffes.  On sent bien que l'acteur-réalisateur cherche la parodie, cherche à rire de lui même, mais il n'est vraiment pas soutenu par des seconds rôles très mal écrits, à l'exception notable d'Olivier Marshall qui vint faire le gugusse en magnat du poulet.

 

La pirouette finale au générique est comme un aveu d'impuissance d'un auteur qui n'a pas réussi à intégrer à son film un dixième du second degré qu'il voulait y mettre, et qui le pousse à la seringue dans un générique écrit. On laissera à ce Fastlife les points de la sympathie et de l'originalité. Un peu maigre quand même..

 

 

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Published by DH84
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