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31 juillet 2014 4 31 /07 /juillet /2014 09:17
La planète des singes : l'affrontement

 

 

A la surprise (quasi) générale, la deuxième tentative de faire revivre la franchise simiesque avait été la bonne. Après l'épouvantable meringue de Tim Burton, Hollywood avait retroussé ses manches avec un angle différent : le prequel, remontant les origines. Devant le beau succès de ce petit blockbuster, la 20th Century Fox a remis le couvert avec joie, allant chercher un jeune réalisateur branché "action" : Matt Reeves, connu de nos services pour son found footage godzilesque "Cloverfield"

 

Pour cette fois, c'est dans un monde apocalyptique que les cousins sur l'échelle de l'évolution vont se croiser. Un virus a décimé les humains, seules des petites colonies survivent. Les singes ont élu domicile en forêt et on créé leur propre version de Center Park. Jusqu'au moment où les hommes, à la recherche d'un barrage et d'électricité, vont empiéter sur le territoire...

 

On reconnait que c'est du beau travail. Une performance capture très au point qui rend les singes saisissants de réalisme, des décors très chouettes avec San Francisco dévasté, une belle ambiance créée par cette pluie californienne, c'est propre et net. Et comme Matt Reeves se montre assez à l'aise dans le mouvement et dans l'action, tout cela suffit à faire un blockbuster honnête et distrayant. Mais jamais plus, ce qui laisse en bouche un goût prononcé de frustration.

 

Le principal suspect ?

Un scénario à la fois paresseux, prévisible, et assez limite dans son utilisation de la métaphore sur l'autre. Que les blockbusters puissent être hautement manichéens, on ne va pas s'en étonner, mais le dessin à la truelle des personnages est ici assez gênant. Chez les humains, quasiment que des braves gens, utiles et serviables. Qui se défendent quand ils sont attaqués évidemment. Chez les singes, le très très gentil sage et généreux contre l'affreux jojo psychotique et sadique (et puis moche tant qu'à faire).

 

La soupe servie est donc un savant mélange de psychologie booléenne (famille : bien, guerre : pas bien) et de justification un peu facile de l'autodéfense et du tir au lapin. En ces temps où dans certains endroits du monde, la moindre étincelle est une bonne raison pour sortir le gourdin, le film présente un écho assez déplaisant.

 

On pourra me soutenir que je cherche un peu loin des poux sur la tête de ces singes numériques. Mais le goût rance laissé par le film reste en bouche...

 

 

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Published by DH84
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