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25 août 2014 1 25 /08 /août /2014 09:06
Expendables 3

 

Fort du succès (relatif) des deux premiers épisodes, papy Stallone n'a pas résisté à l'envie de sortir une dernière fois ses potes de la maison de retraite pour un baroud d'honneur. On ne peut que les comprendre, un tournage de ce style doit ressembler à une colonie de vacances pour ces retraités survivants. Mais après avoir inauguré le concept avec joie (le n°1), et l'avoir détourné pour une grosse blague potache (le n°2), Stallone n'a plus de balles dans son barillet, et cherche sans le trouver un second souffle.

 

Tout cela commence normalement d'ailleurs : un train de transport de prisonniers dans une quelconque République d'Asie Centrale, un hélicoptère, des explosifs, les soldats ennemis qui tombent comme des mouches, et l'ensemble du décor qui se désagrège dans la plus grande confusion. Une petite routine tranquille, troublée par l'arrivée de Mel Gibson en vendeur d'ogives nucléaires à la sauvette. Un grand méchant que la CIA voudrait bien éliminer, elle charge donc Stallone de la basse besogne. Lequel se voit dans l'obligation morale de recruter une équipe de petits jeunes, plutôt que de demander à ses potes âgés un énième service.

 

Amusante tout en étant extrêmement classique, la phase de recrutement de l'équipe se passe tranquillement. Puis évidemment, rien ne se passe comme prévu, et il faut appeler les vieux schnoks à la rescousse pour une longue explication finale dans un décor Tchernobylien. Une dernière partie assez plaisante, bien rythmée et bien découpée entre les différents lieux et les différents combattants. Du boulot propre avec tout ce qu'il faut de bâtiments qui explosent et de nuques qui craquent.

 

Pour le reste, c'est assez plaisant tout en étant vraiment totalement anecdotique. On est ici pour s'amuser, et chacun le fait bien sentir. Un ton gentiment foutage de gueule, quand Wesley Snipes fait des blagues sur son contrôle fiscal, ou encore que la CIA propose d'amener un dangereux terroriste devant.. le tribunal international de La Haye (!). Stallone compte d'ailleurs surtout sur ses nouvelles recrues pour faire le spectacle, en particulier les vieux (puisque les jeunes sont volontairement transparents).

 

Mel Gibson n'a pas trop à forcer sa nature pour faire un psychopathe très convaincant. Tout à son bonheur d'avoir un job, Wesley Snipes fait efficacement le clow. Schwarzy s'amuse beaucoup sans sortir de ses pantoufles. Quand à la mauvaise humeur chronique d'Harrison Ford, elle fait toujours sourire. Mais comme dans toute réunion de famille,  il y a le viel oncle boulet qu'on ne supporte plus, rôle tenu ici par l'insupportables Antonio Banderas dont chaque sortie devient de plus en plus hasardeuse. (et la retraite, Tonio?)

 

Bref, tout cela est plus digeste qu'un Marvel des mauvais jours, mais loin du fun et de la fraicheur de ses deux prédécesseurs.

 

 

 

 

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Le temps d'un film, Marvel a donc retrouvé beaucoup du souffle et de la générosité qui l'accompagnaient lors de son arrivée dans le cinéma. Que ce soit juste un passage, ou un virage à long terme, ne manquez pas ce qui sera peut-être un des seuls très bons blockbusters de l'année.

 

 

 

 

 

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Published by DH84
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