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27 octobre 2014 1 27 /10 /octobre /2014 09:06
Fury

 

Brad Pitt avait déjà combattu les nazis sous les ordres de Tarantino, il a manifestement goûté à l’exercice puisqu’il se paye un retour au volant d’un char d’assaut. Objectif : gagner la seconde guerre mondiale en atteignant Berlin, face à une armée allemande qui se replie mais continuer à résister aux vagues alliées. Avec son équipage de gros durs, le sergent Pitt traverse donc l’Allemagne en ratissant les champs de bataille. Mais pas que.

 

Car si le produit d’appel est évidemment une virée en char Sherman avec Brad et ses potes, le scénario écrit par le réalisateur David Ayer s’oblige un certain nombre de passage obligés pour faire rentrer son film dans les cases de l’entertainment hollywoodien. Il y aura donc le repos du guerrier, le contact avec les civils allemands, les leçons de philosophie religieuse, et bien sur l’arrivée du petit nouveau qui ne remplacera jamais notre bon vieux pote mort au combat…Toutes ces scènes hors du véhicule ont une saveur rance, quand ce n’est pas totalement maladroit. 

 

Brad Pitt fait son numéro attendu de chef-dur-à-cuire-over-my-dead-boy-mais-aveec-un-cœur-gros-comme-ça, pas son rôle le plus intéressant. Jon Bernthal (Shane dans Walking Dead) et Logan Lerman sont quand même très chargés dans les registres du gros néandertalien et du puceau frêle (qui va devenir un homme ma bonne dame, ça sert à ça une bonne guerre) Même si SHia Lebaourf et Michael Pena viennent rehausser le tout avec des personnages mieux écrits et plus nuancés, le film ne tire pas partie de son principe passionnant de se jouer à quelques jours de la fin de la guerre.

 

Restent donc les scènes de combat, prodigieuses, qui méritent largement un passage en salles à elles seules. Montage haché, sens de l’espace, travellings dans les champs, vues de haut, Ayer joue à la fois sur le combat en plein air, véritable jeu d’échecs en temps réel, et sur l’atmosphère étouffante de l’intérieur de l’engin. Il crée à chaque fois une tension incroyable, et réussit totalement son pari de l’immersion, à chacune des séquences de combat.

 

Et l’attendu dernière scène « seuls contre tous » se fait de nuit, à la lumière d’une ferme qui brûle, dans un champ jonché de cadavres auquel les fumigènes donnent une touche fantastique fascinante. Et lorsque les crépitements s’arrêtent, c’est un dur retour sur terre avec un dénouement hyper hollywoodien, tristement attendu et bêtement facile.

 

On rêverait à ce moment d’un film d’une heure de demie (au lieu des 2 heures et quart), débarassé de toutes ces holywwoderies gênantes, et consacré à l’enfer de la guerre des tanks. Ridley Scott avait brillament osé le concept dans la chute du faucon noir, Ayer aurait du tenter le coup. 

 

 

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Published by DH84
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Leo M 19/11/2014 15:46

Les scènes de combats de ce long métrage sont époustouflantes et les tanks sont impressionnants.