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24 novembre 2014 1 24 /11 /novembre /2014 09:32
Hunger Games : la révolte (Partie 1)

 

 

Le studio n’a donc pas fait preuve d’originalité. Comme toute adaptation adulescente à succès qui se respecte, le dernier chapitre d’Hunger Games a donc été scindé en deux parties, pour que le plaisir des spectateurs soit aussi agrandi que le tiroir-caisse de Lions Gate. Un gagnant-gagnant de type très hollywoodien, mais qui a rarement été gage de qualité, on peut se rappeler par exemple de la lenteur interminable de Harry Potter en version 7.1…et ne parlons même pas de Twilight.

Dommage, car après un premier opus poussif, le deuxième chapitre de la saga était plus complexe, agréable et entraînant. Le genre de blockbuster équilibré qui pouvait monter en puissance par la suite.

 

On en était d’ailleurs restés là. Après une nouvelle session de jeux inter-districts, Katniss a été rapatriée dans le fameux District 13 (aucun rapport avec District 9, malheureusement), un endroit apocalyptique où les derniers rebelles se sont regroupés sous la direction d’une Julianne Moore réincarnée en Hillary Clinton. Passé la visite touristique, Katniss doit reprendre ses habits de Jeanne d’Arc et mobiliser l’ensemble du bas peuple contre l’ignoble oppresseur, au moyen de vidéos Youtube envoyées sur tous les réseaux sociaux du pays. Beaucoup de boulot, d’autant que son boyfriend est toujours retenu à la capitale, et fait office d’invité permanent du canal officiel du pouvoir. 

 

Nous sommes donc en présence d’un épisode de transition. Une gentille supercherie qui ne contient que peu d’éléments dramatiques et peu d’enjeux, et fait le minimum côté action pour ne pas complétement endormir le profane, pendant que les afficionados des livres joueront avec passion au jeu des 7 erreurs. C’est très sympa pour eux, mais pour les autres, la récolte est assez maigre…Il n’y a plus ni préparation, ni épreuve, ni jeux du cirque, ni les excentricités du Capitole pour rire un peu. Même pas une petite romance de couloir, la plupart des tourtereaux étant séparés pendant une grande partie du film.

Devant un tel vide, le pauvre Francis Lawrence (I am Legend, de l’eau pour les éléphants… un homme dangereux) a toutes les peines du monde à meubler ce monde qui s’écroule, et fait consciencieusement durer ses plans en attendant que ça passe. Et avec ses petits moyens, c’est souvent assez long…Quant au coup de la guerre médiatique, il n’est ni nouveau,  ni spécialement fin. Même quand Katniss-Angélina Jolie visite les hopitaux de campagne, c’est quand même un peu facile. Sans la mise en abîme des jeux du cirque, la saga perd sa moelle, et ne parvient pas à basculer correctement dans un film de révolution, surtout à cause de son train de sénateur (tiens, si on rajoutait une petite balade en forêt pur gagner encore 5 minutes ?)

 

On se console comme on peut en voyant défiler une impressionnante galerie de second rôles de séries américaines (saurez-vous retrouver le lobbyiste d’House of Cards, une princesse de Game of Thrones, une femme d’espion d’Homeland, un psychopathe de Prison Break et j’en passe…). Et comme Jennifer Lawrence a toujours autant de présence à l’écran, cela limite le désagrément que procure quand même ce demi film qui a parfois un petit goût d’arnaque.

 

On a aussi et surtout même une pensée pour le pauvre Philip Seymour Hoffman auquel le film est dédié. Il a sûrement fait des conneries dans sa vie, ce pauvre Phil, mais je suis pas sur qu’il méritait ça….

 

 

 

 

 

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Published by DH84
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commentaires

serrurier paris 24/11/2014 15:00

J'apprécie votre blog , je me permet donc de poser un lien vers le mien .. n'hésitez pas à le visiter.

Cordialement