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13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 19:28
Interstellar

 

 

La Terre est à l’agonie. Bientôt vaincus par la maladie et la famine, le derniers hommes se battent pour nourrir les derniers survivants entre deux tempêtes de sable. Reconverti en fermier, un ancien ingénieur astronaute accepte de participer à une mission de la dernière chance...

 

Evacuons rapidement les débats sans fond : le film n’est pas complètement parfait. Parfois rattrapé par son ambition débordante, ce space opéra parfois déroutant n’est pas  d’une pureté absolue.

Et alors ?

Il n’empêche qu’il est probablement le long métrage le plus stupéfiant qui nous est donné de voir cette année. Long, ample, spectaculaire, bouleversant, imprévisible, stressant, dingue par moments, Interstellar est l’essence même de ce que devrait être chaque blockbuster qui se respecte : un immense tourbillon émotionnel, un feu d’artifice, le genre de film qui vous fait vivre un expérience unique, tout en étant assis dans une salle obscure.

 

Nolan n’est pas Kubrick. Ce n’est pas la métaphysique profonde de l’univers qui l’intéresse, mais comme à son habitude, l’homme livré à un environnement qui évolue. Face à la décrépitude de la Terre, la plupart des hommes semblent avoir abandonné tout espoir, sauf un noyau d’astronautes en quête d’une nouvelle planète.

C’est cet esprit de conquête qui fait vibrer le film, ce retour à un temps de pionnier un peu oublié aujourd’hui. Une époque où risquer sa vie lors d’une mission d’exploration était chose courante. Une époque où l’exploration était un saut vers l’inconnu, comme dans ce gigantesque trou noir vers lequel se dirige l’équipage. En ramenant l’Homme à sa condition d’explorateur, Interstellar retrouve l’essence première des grands films d’aventure.

 

Et Nolan se sert à merveille de son nouveau terrain de jeu. Avec un malin plaisir, il tort l’espace et surtout le temps, il troque des secondes d’angoisse contre des années d’attente, il fait se croiser des générations entre deux trous noirs. Sans oublier évidemment de nous en mettre plein les yeux, dans des séquences spatiales proprement ébouriffantes. L’approche de la station qui tourne sur elle-même restera probablement comme la scène d’action la plus extraordinaire de l’année, au rythme entêtant de cette musique qui revient comme un mantra. Comme dans Inception, Nolan mêle les époques, les lieux, se soustrait à toutes les contraintes, se moque des carcans dans lesquels s'enferment d'autres. Sa liberté est totale, le spectacle l'est aussi. 

 

Il y aura des surprises, des planètes à découvrir, des séquences croisées entre la Terre et l’espace, des moments de déchirement, des moments d’espoir.

Mais au delà du grand spectacle proposé, il y aura l’émotion bouleversante d’une retrouvaille au-delà de l’espace-temps, la déchirante séquence d’un père qui rattrape les années sur un petit moniteur vidéo, et l’ouverture finale vers une conquête jamais achevée. 

 

Un très grand film, capable de réconcilier tout le monde,accessible à chacun, bourré d'ambition et de talent. C'est désormais un fait : Nolan est grand.

 

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Published by DH84
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Leo M 19/11/2014 15:48

Ce long métrage est vraiment surprenant. Christopher Nolan est un réalisateur de génie.