Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
1 décembre 2014 1 01 /12 /décembre /2014 09:00
Astérix - Le domaine des dieux

 

Le cinéma continue d’explorer dans les moindres recoins le patrimoine national précieux… Le petit gaulois moustachu était pourtant devenu au fil du temps le symbole terrible d’une industrie en panne de créativité et de talent. Les opus 3 et 4 des films se sont avérés être d’épouvantables puddings commerciaux. Des films laids, pénibles, où des guests stars venaient honteusement cachetonner. Des blockbusters désagréables réalisés par des mercenaires, et que le public a fini par bouder. 

D’où ce nouveau départ, avec la même recette que pour le numéro 2 : confier le projet à un auteur confirmé (Alain Chabat alors, Alexandre Astier ici), compatible avec l’univers, et lui laisser apposer sa marque sur un album. Et en version animée cette-fois ci.

 

Le choix du Domaine des Dieux n’est pas neutre Astier est sensible au thème de l’identité, de la civilisation, de l’histoire. Et il impose dès la première scène son thème de prédilection ; les problèmes de communication. Comme dans Kaamelott, on attaque directement par un souverain incapable de ses faire comprendre de ses 3 conseillers un peu dans la lune. Il peste, s’énerve gentiment, et ça marche : le malentendu est là, et on s’amuse déjà.

 

Astier ne détourne pas l’œuvre il se fond dedans. Il y apporte ses petites touches, ses références, ses thèmes, sans perdre de vue ce qu’est Astérix. L’animation est agréable sans être foudroyante, ce qui témoigne d’une grande intelligence d’adaptation. C’est dans la dialogue, la voix, l’échange, les personnages que cet album est riche, pas dans des tours de montagnes russes numériques qui semblent être devenues l’alpha et l’oméga de certaines adaptations animées.

 

On  ne cherche donc pas ici la performance graphique, mais plutôt le petit mot qui fait mouche, la situation ubuesque, les colères irresistibles, les petites et grandes incompréhensions de la vie. Tout ce qui faisait le sel d'Astérix en BD, en quelque sorte...

 

Les fans de Kaamelott pourront avec bonheur retrouver leurs personnages favoris (Serge Papagali en Abraracourcix, idée de génie), tandis que les autres profiteront de répliques cinglantes, de sangliers ébahis, de baffes à volonté, et bien sûr, des longs monologues d’un maitre esclave auquel le délicieux Laurent Laffite prête son second degré.

 

A l’arrivée : un divertissement familial de qualité, un gros film animé agréable et plein d’esprit. Qui rappelle qu’un film pour enfants n’a pas nécessairement besoin d’être crétin. Et qu’un film grand public peut aussi être un bon film.

 

Merci qui ? Merci MONSIEUR Astier.

 

 

 

 

 

 

Page Facebook

Compte twitter

Partager cet article

Repost 0
Published by DH84
commenter cet article

commentaires