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4 décembre 2014 4 04 /12 /décembre /2014 09:38
Night Call

 

Los Angeles. La nuit. Un entrepôt industriel désert. Un voleur un peu minable. Puis un accident. Ce petit mec pas important qui se rend compte que les chaînes d’information trash sont prêtes à payer chères pour des images sordides. La chasse est lancée.

 

Le polar est racé, stylé, sombre. Dans un décor déjà parcouru mille fois, le film déambule dans une cité des Anges plus pourrie que jamais, aux basques de ce drôle de type qui se voit en producteur, et qui semble avoir mis de côté toute pudeur et toute pitié. Car il faut être malade pour se délecter d’images pareilles, c’est ce que semble nous dire ce Night Call, qui ne fait pas dans la dentelle, assumant son côté trash, vulgaire et dérangeant pour parler d’un sujet qui ne l’est pas moins. 

 

Efficace sans être spécialement, subtil, le film ne révolutionne pas grande chose par son sujet assez facile (les téléspectateurs américains sont de gros voyeurs, les chaînes de télévision un ramassis de vampires sauf un petit mec sympa), mais offre un spectacle rythmé et original. Du bon boulot,

 

La petite touche en plus ? La composition de Jake Gyllenhaal, vraiment passionnant. Halluciné, inquiétant, tordu, il donne à son personnage de grand malade une surprenante profondeur. Le genre de tordu qui choisit ses mots précisément, qui jongle en permanence entre premier et second degré, qui fait peur et rire à la fois. Amaigri, les yeux exorbités, l’acteur nous offre une performance physique assez mémorable, et permet au film de s’ancrer dans une forme de réalité.

 

On l’a déjà vu ce mec : un journaliste sans scrupule, un manager de supermarché sadique, un petit chefaillon horrible. La bête tapie au fond du brave gars avec un sourire carnassier . Grâce à lui et grâce à un épilogue particulièrement brillant,  le film se hisse plus haut que sa condition de polar urbain. 

 

 

 

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Published by DH84
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