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26 février 2015 4 26 /02 /février /2015 08:08
Kingsman

 

Références habiles ou pâles photocopies ?

La grande machine à recycler hollywoodienne s’autonourrit régulièrement de sa propre légende. Pour attirer le chaland, il convient alors de doser intelligemment le conservatisme et la nouveauté, l’habitude et l’innovation. Une leçon plutôt bien intégrée par ce Kingsman qui joue avec une grande habileté sur les deux tableaux.

 

Pour les charentaises : un film d’espionnage classique dans sa trame, avec intro dramatique, une organisation secrète, l’initiation du jeune padawan rebelle, les premières missions et la conclusion épique dans un bunker avec un grand méchant en roule libre. Que du très classique. Bien exécuté, extrêmement bien rythmé, le réalisateur Matthew Vaughn connaît ses gammes, que ce soit l’apparition des héros ou la mise en scène d’un méchant bondesque incarné avec tout la cabotinage requis par un Samuel L.Jackson plutôt en forme

 

Pour la touche originale, il un côté vintage assez plaisant, à aller chercher côté Chapeau Melon et bottes de cuir. Voir de parfaits gentlemen anglais disserter autour d’une tasse de thé ou d’une pinte avant d’aller fracasser du loubard sans se froisser la cravate a effectivement quelque chose d’assez jouissif. Et puis il y a cette manière furieusement moderne de faire entrer du gore ou de la violence extrême dans un film plutôt poli par ailleurs. Dans le genre, les quelques scènes finales, pleines d’humour et d’invention, sont extrêmement réussies.

 

 

Bref, du bon boulot, bien empaqueté, bien mené, vraiment plaisant. De quoi pardonner un style parfois un peu trop clinquant, et une quelques petits ratages en cours de chemin (le générique, l’abus du slow motion, …). Et puis Colin Firth en Terminator british, il fallait y penser 

 

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Sans compter que le générique final plombe encore un peu plus le film. Car, en mettent en diffusant des images de funérailles quasi nationales du « héros », Eastwood se range du côté du premier degré vindicatif et bas de plafond. Dans la vie, il y a les moutons, les loups, et les chiens de berger.

Si tu menaces mon frère, je te tue.

Les Etats-Unis sont le plus beau pays du monde.

Rideau.

Charlon Heston likes it

 

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Published by DH84
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commentaires

rose 08/06/2015 12:06

Bien dit !