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23 avril 2015 4 23 /04 /avril /2015 13:05
Avengers : age of Ultron

 

 

Dans une forêt, dans ce qui ressemble à une Europe de l’est des années 1980, tout semble calme sous la neige. C’est alors que débarquent dans un fracas assourdissant une meute de héros difformes et bariolés, qui brûlent, démembrent, chargent, et démolissent tout sur leur passage. Au moins, la scène d’ouverture d’Avengers 2 va droit au but : comme celle que Marvel fait subir aux salles de cinéma, l’invasion est massive, brutale, fait peu de prisonniers. Le vieux monde rouillé et dépassé est prié de s’incliner rapidement devant la puissance de feu hallucinante d’une écurie Marvel à nouveau au grand complet.

 

Un deuxième opus est toujours un peu risqué, et on sent que le créateur Josh Whedon  a tenté de proposer quelque chose de nouveau, en évitant absolument la copie conforme d’une premier épisode sympa et rythmé.

Un peu de mystère, des rebondissements par toujours attendus, quelques sorties hors des Etats-Unis, des séparations, des nouveaux personnages…. le réalisateur brouille les pistes dans tous les sens pour chercher le renouveau. Ce qu’il perd en cohérence et en lisibilité (c’est souvent le bordel, dans l’histoire comme à l’écran), il le gagne en rythme et tient relativement bien ses 2 heures 20 sans trop de temps mort, et avec souvent beaucoup d’humour.

 

On s’inscrit quand même dans une forme de classicisme en proposant une intrigue plus sombre et moins colorée, axée principalement sur le doute (assez commun pour un épis. Après le triomphe, chacun reste dans son coin avec ses problèmes existentiels, l’inventeur dépassé par son robot, les dieux par les humains, les vieux par les jeunes. Avec la profusion de personnages, on a même pas le temps de s’appesantir que l’on retourne au charbon pour le combat suivant, entre deux vannes d‘un Robert Downey Junior toujours à son avantage quand il faut faire le con avec un public.

Si l’action s’avère évidemment pachydermique et bourrée d’effets digitaux, le bestiaire local (avec les petits nouveaux) est toujours agréable, sans compter que Josh Whedon a le sens du spectaculaire et du décor.

 

 

Nul besoin de préciser qu’il ne faut pas être allergique à ce type d’exercice avant de s’aventurer en salles. Le film a la délicatesse d’un troupeau de bisons en rut, mais porte fièrement en étendard ses couleurs : de l’action, de la déconne, un peu de mythologie Comics et une efficacité maximale. Ça ne révolutionnera pas le genre, mais cette livraison reste quand même nettement plus aboutie que la totalité des films Marvel « solo ». Ces films pénibles et insipides qu’il faudra encore supporter deux ans avant la prochaine livraison…

 

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Published by DH84
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commentaires

samandra 11/05/2015 23:46

Je vien de voir Avengers au cinema, bien meilleur que le dernier
Merci pour l'article