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8 avril 2015 3 08 /04 /avril /2015 23:38
Fast & Furious 7

 

 

Tout commence assez normalement. Un angliche propre sur lui débarque sans prévenir dans un bâtiment fédéral en pleine nuit. Après quelques amabilités avec la montagne de muscles qui fait des heures sups, il défoncent l’ensemble de la déco et de l’aménagement du septième étage, avant que l’agent tombe sur le dos d’une vingtaine de mètres pour protéger sa frêle collègue. Résultat : beaucoup de verre cassé, et…un bras cassé pour Monsieur. Normal.

 

Bienvenue dans Fast&Furious. De petite franchise ringarde d’action bas du front, Fast est devenu une poule aux œufs d’or pour Universal en prenant le créneau du « plus c’est con plus c’est bon » abandonné depuis plusieurs années par Michal Bay qui excellait dans ce domaine. Loin des super héros en collant avec problème existentiels, Fast&Furious est donc l’assurance d’un minimum de réflexion et d’un maximum de testostérone, servi avec jeunes filles en bikini et moteurs vrombissants. Une montée en puissance claire depuis le rigolo épisode 5, à peine contrarié par le décès en cours de tournage de l’acteur Paul Walker.

 

Et ça marche. D’abord parce que le film se soustrait à toutes les lois existantes. Celles de la logique, assurément (chercher à récupérer un logiciel qui va permettre de traquer un espion qui n’arrête pas de vous courir  après), celles de la physique évidemment (les voitures volent, comme d’hab), mais aussi celles de la bienséance, de l’anatomie, de l’informatique. Bref, un concentré de n’importe quoi qui tient beaucoup plus du cartoon que du film d’action, ce qui n’empêche pas d’apprécier le spectacle, que ce soit au fin fond du Caucase ou dans la démolition minutieuse de plusieurs étages des tours d’Abu Dhabi. Plus c’est gros, plus ça passe, et il suffit de croiser une fois de regard bovin de Vin Diesel après ses discours lénifiants sur la famille pour se convaincre que pas grand monde ne se prend au sérieux

 

Au contraire, tout le monde semble bien s’amuser, de Jason Staham en visite à un Kurt Russel ravi de sa cure de jouvence chez les jeunes. Ca blague, ça déconne, ça monte des plans totalement improbables, ça tire dans tous les coins, et ça passe les vitesses en n’oubliant pas de dévaster méticuleusement chacune des pauvres villes qui servent de décor au film.

Malgré la bêtise indéniable de l’ensemble, on ne boude donc pas son plaisir de retrouver des salves d’applaudissements en salle, et se savourer un vrai bon plaisir coupable, qui ne rend pas plus intelligent mais qui défoule.

 

Michael Bay likes it.

 

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L’effet est dingue, le film parfaitement maitrisé, et génialement décalé.  

 

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Published by DH84
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commentaires

Quepeutonregardercesoir 28/04/2015 16:00

Tu as assez bien résumé la situation, c'est un film pour lequel tu peux facilement retirer ton cerveau pour le reposer et le reprendre à la fin de la séance...