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15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 08:05
Jurassic World

 

 

C’est dans les vieux pots que l’on fait les meilleures soupes. Un adage probablement écrit en lettres d’or au-dessus du bureau du patron d’Universal qui a fini par réussir l’impossible :ressusciter la franchise Jurassic Park, que l’on croyait aussi éteinte que ces héros avec un épisode 2 moyen et un épisode 3 dramatique (dans le mauvais sens du terme). Mais business is business, et les franchises ne poussent pas dans les arbres, alors que la perspective de voir une nouvelle fois touristes et garde-champêtres se faire découper en morceaux a de quoi attirer le chaland.

 

Compteur à zéro donc, avec un nouveau réalisateur (le presque inconnu Colin Trevorrow), un nouveau parc flambant neuf, et une galerie de personnages symbolisant chacun les pires clichés de ce genre d’exercice. La working girl arriviste pendue à son smartphone et à ses plans marketing, le gamin geek et fan de dinosaures, l’ado en pleine puberté et tout ce qui va avec, le scientifique mystérieux, l’opérateur geek derrière son écran, le grand manitou milliardaire, le militaire véreux, n’en jetez plus. Ah si, quand même, nous avons l’Homme (avec une majuscule, c’est Chris Pratt, évadé de Parcs and Rec). Un ancien commando qui parle aux animaux et qui passe ses soirées à côté de sa caravane à réparer sa moto dans un T-Shirt pas lavé. Un vrai mec, quoi.

 

Et on envoie tout ce beau monde dans un joli parc, cette fois totalement sécurisé, pour un week-end de détente. Comme vous pouvez vous en doutez, ce sympathique moment va rapidement se transformer en boucherie géante, au fur et à mesure que les « attractions » du parc se sauvent une à une pour aller prendre leur petit déjeuner dans les gradins.

 

Le film est dans un constant hommage au premier épisode. Plans, anecdotes, objets, acteurs secondaires sur le retour, tout est fait pour agiter la belle nostalgie et rappeler le glorieux passé de la franchise. Mais JUrassic Park premier du nom était un événement incroyable, en plus d’être un très bon film. Le croisement de technologies nouvelles avec le talent fabuleux de Steven Spielberg avait donné un des blockbusters les plus emblématiques de son temps, véritable tour de force de mise en scène, et qui n’a (vérifiez, c’est incroyable) pas pris une ride. Et à l’écran, on nous repète plusieurs fois qu’il va falloir faire plus gros et plus impressionnant….

 

Mais on est ici en présence d’une grosse attraction de crique type Avengers, pas désagréable mais totalement limitée, puisque personne ne prend la peine de trop se fouler. Les personnages sont écrits à la serpe, le premier bestiau s’échappe d’un enclos ultra-hyper sécurisé avec une facilité confondante, les militaires et responsables de la sécurité sont tellement bas de plafond qu’on ne leur confierait pas un poulailler, etc…  Et puis il y a tellement de monde dans ce parc que l’hécatombe évacue rapidement toute peur ou toute angoisse, puisque la moitié des personnages dans le champ y passent dans les secondes qui suivent l’arrivée de la grosse bébête numérique.

 

Alors oui, le bestiaire s’est un peu agrandi depuis le temps, grâce aux projets de la génétique. Et le réalisateur a eu la bonne idée de ne pas multiplier à l’infini les arrivées de dinosaures. Bonne idée, car la seule fois où l’on en a au moins 3 qui se mettent des beignes sur l’écran sous le regard apeuré des enfants en fuite, on se dit qu’il est temps de partir….

On rit parfois, on frissonne même une fois quand un vieil ami fait son apparition pour venir sauver la mise, dans une entrée spectaculaire que ne renierait pas Chuck Norris. Mais ce n’est pas cher payé pour une attraction de ce niveau,pour le coup assez innofensive.

Une question quand même :après cette nouvelle catastrophe humanitaire, comment les scénaristes vont-ils réussir à lancer un cinquième opus ? Ne pensez pas que c’est impossible, à Holywood, on déjà fait pire.,

 

 

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Published by DH84
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