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2 février 2009 1 02 /02 /février /2009 08:43




Un mec franchement pas drôle se retrouve obligé de répondre favorablement à chaque requête qui lui est faite, que ce soit un saut à l’élastique, un mariage forcé, des cours de guitare ou l’apprentissage du coréen. Le procédé scénaristique est sympa et donne l’occasion à Jim Carrey de dérouler son lot syndical de pitreries avec grimaces, imitations et vocalises… on rigole bien la première heure, surtout quand le film se permet de flinguer la paranoïa sécuritaire américaine ou de verser dans le trash, même si c’est évidemment hors cadre. Et puis l’acteur est de la trempe de ceux qui peuvent porter ce genre de comédie sur leurs épaules, en particulier dans le rôle du gars normal dont la vie se transforme d’un jour à l’autre. Cerise sur le gateau, une séance de motivation collective portée avec jubilation par un mémorable Terence Stamp, qui prend visiblement de plus en plus de plaisir à jouer des rôles improbables dans les grosses machines hollywoodiennes.

Mais le principe a ses limites et on sent bien que les auteurs se sont retrouvés à court d’idées une fois que Jim Carrey a fait le tour de tout ce qu’on pouvait faire de marrant à Los Angeles. Alors malgré l’histoire d’amour sympatoche qui vient se greffer à tout ça, le film se traîne un peu, devient beaucoup plus sage en fil des minutes et pour finir, laisse un peu tout en plan sans chercher une vraie conclusion.  Alors si le message naïf et positif de l’ouverture aux autres passe vraiment bien au début avec une bonne couche de situations loufoques, ça devient un peu plus bateau au fur et à mesure que le sérieux remplace le fun.

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Published by DH84
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