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15 mars 2012 4 15 /03 /mars /2012 07:06

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 Toujours à la recherche de nouveaux concepts, Luc Besson a décidé d’utiliser son prochain thriller pour faire la publicité d’une voiture. C’est donc Ford qui fait la promo de ce nouveau thriller made in Europa Corp. La maison de production Bessoniène s’étant de temps en temps égarée à produire des films un peu plus adultes, elle revient ici à ses premiers amours avec une bonne vieille série B des familles.

 

L’argument publicitaire est intriguant : c’est un aveugle qui s’empare du personnage du serial killer. Difficile de suspecter un infirme d’être le tueur implacable et minutieux que la PJ recherche, surtout quand Lambert Wilson sorti de sa robe de bure lui prête son amabilité et son charme. Face à lui, Jacques Gamblin (qui semble s’être fait passer dessus par un TGV la veille au soir) incarne le vieux flic fatigué et tête brûlée qui va lui courir après, même si (presque) personne ne le croit.

 

De quoi a minima aiguiser la curiosité, en se demandant comment le film va traiter ce handicap et l’intégrer au sempiternel combat entre le flic rouillé et le serial killer aimable. Peine perdue, puisque Xavier Palud prend un bien curieux virage, refusant de traiter son sujet pour l’emmener vers les rives d’un fumeux complot. Après avoir étalé consciencieusement les entrailles de la première victime sur les murs de sa cuisine, il ne semble plus vouloir descendre dans les abymes de la noirceur, mais se contenter d’un petit mystère bas de plafond qui aurait toute sa place dans un Navarro ou un Julie Lescaut.

Et comme il charge considérablement le film en effets de tous genres et en clichés faciles, on a vraiment l’impression d’être devant sa télévision un lundi soir après avoir zappé par erreur sur TF1. Impression confirmée par des personnages secondaires pas très bien écrits, qui manquent cruellement de nuance et d’aspérités.(Aaah, la chef flic dure qui gueule mais qui couvre ses ouailles, du jamais vu...) Quant aux supposées manigances ou superpouvoirs mis en pratique par l’aveugle pour devenir un génie du crime, autant vous prévenir tout de suite que pouvez les attendre longtemps…   

 

Ce qui rend le film regardable ? Jacques Gamblin. Dans la peau d’un personnage pourtant dessiné au pistolet à peinture, l’acteur rappelle à quel point il est précieux. Grognon, bougon, désagréable, imprévisible, il nous fait croire et nous attacher à ce commissaire de roman. Il rappelle parfois le Mel Gibson de l’Arme Fatale, c’est dire s’il est sympathique. Pour lui et juste pour lui, on peut se laisser aller à se reposer un peu devant ce polar sans surprise et sans éclat. 

 


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Published by DH84
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