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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 07:23

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C'est de l'histoire de trois mecs. Trois mecs rassemblés par l'amour d'une même fille, qui vient de mourir en leur laissant comme testament une carte postale, où elle les encourage à partir en vacances à trois là où ils se réjouissaient de pouvoir partir à quatre. Ce qu'ils font sur un coup de tête, quittant l'enterrement pour se diriger vers la Corse pour de curieux congés post-mortem.

 

Ne tournons pas autour de l'urne. Malgré ses abords indéniables de film facile à baffer, "Comme des frères" est plutôt à ranger au rayon des bonnes surprises. D'ailleurs, un film qui débute par l'enterrement de Mélanie Thierry peut-il être vraiment mauvais ? (Ne crions pas victoire trop vite, elle revient dans les flashbacks). C'est dans sa modestie et sa légèreté que le film trouve rapidement le bon ton.


Car si la comédie est dramatique, elle n'en oublie pas moins d'être drôle et enlevée, grâce surtout à ces trois gars embarqués bien malgré eux dans ces vacances pas très reposantes. Il y a Boris, le quarantenaire riche et sa Porsche (François-Xavier Demaison, qui n'en fait pas trop et ça lui va bien). Il y a Elie, le trentenaire beau gosse désabusé (Nicolas Duvauchelle, attendu mais convaincant). Et puis il y a Maxime, le gamin lunaire et émotif (Pierre Niney, une révélation). Trois générations d'amoureux qui n'ont (bien sur) as grand chose à voir. Le film survole les antagonistes faciles entre les trois extrêmes, sans s'attarder trop lourdement dessus, et exploiter au mieux le potentiel de rire amer que porte chacun des personnages, en particulier le plus jeune et sa propension à s'évanouir un peu trop facilement.


Il ne reste plus alors que trois mecs un peu largués, que ce drame ramène vers leurs problèmes de cœur et l'état de leur vie à eux. Le temps de quelques séquences rapides et rythmées, on a déjà parcouru une bonne partie du chemin sans vraiment s'ennuyer, en rigolant régulièrement, et surtout en croyant à la petite aventure de ses trois gugusses de plus en plus réels.

Tout cela est entrecoupé de flashbacks à rebours, mais sans jamais renoncer à cette légèreté qui habite le film, qui parviendrait même à émouvoir dans les dernières images, qui ont remonté le temps jusqu'au bout. sur le merveilleux "Nothing from nothing"...

 

Personne n'est dupe, on s'imagine bien que ces trois là finiront par s'adorer après quelques aventures campagnardes et une bonne engueulade.

Bien sur, il faudra probablement s'être levé du bon pied pour apprécier cette petite chose sympathique et sans prétention, et il se trouvera certainement des cohortes de grognons pour se désoler du manque d'ambition d'un metteur en scène qui se contente de regarder ses acteurs, et d'arroser le tout avec la pop sucrée de Revolver pour passer d'une scène à l'autre.

Mais peut-être qu'après avoir été biberonné depuis quelques semaines par d'éprouvantes machineries franchouillardes surdimensionnées (Les Seigneurs, Astérix, et Nous York), on peut éprouver une certaine indulgence devant cette petite comédie dramatique populaire, résolument modeste, mais plutôt bien foutue et jamais idiote.

 


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Published by DH84
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