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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 06:42

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Le monde s'écroule, chacun le sait en ces jours de tempêtes financières et de plans d'austérité. Et dans leurs limousines chromées, les nouveaux maitres du monde déambulent dans New-York en costard-cravate pour contempler leur œuvre, même si ce monde déréglé peut aussi les engloutir à tout moment. Un play-boy milliardaire parcourt donc une ville en état de siège pour y faire des rencontres. Sa femme, son manager, sa maitresse, d'autres encore. Il ne font que passer dans cette limousine pour satisfaire le jeune homme, ou alors lui apporter de mauvaises nouvelles. Car Monsieur veut absolument se faire couper les cheveux  l'autre bout de la ville.

 

Vous avez un peu de mal à suivre ? C'est normal. Le film ne prétend par briller par sa cohérence, Cronenberg ayant lui-même déclaré qu'il adore l'idée que l'on puisse sortir d'une salle sans avoir tout compris. Dont acte, le film ne fera jamais l'effort de la compréhension, à peine celui de la cohérence. Le problème, c'est qu'il ne lui reste plus que la mise en scène claustrophobique de son grand réalisateur, et des tunnels interminables de dialogues dont la finesse et l'appréciation semblent réservés à un public d'initiés.


On aurait voulu voir toutes les promesses du film à l'écran. Ce monde qui s'écroule, ce golden boy un peu vampire, cette ambiance d'apocalypse rythmée par des personnages incongrus. Hélas, jamais l'ensemble ne cherche pas à aller plus loin  qu'une (très) longue suite de discours sur la capitalisme et la voracité humaine, qui vont probablement laisser la majorité des spectateurs sur le carreau, provoquant un ennui rapide, qui a tendance à se muer en énervement au fil des minutes, les aventures de Robert Pattinson restant désespérément mornes.

A un moment, on sort de cette limousine pur s'aventurer en vile. Il y a du mouvement, quelques surprises, on voit passer le temps de quelques instants le cinéma de David Cronenberg, qui sait jouer avec les corps, les émotions, l'inattendu et des décors urbains.  Mais cela ne dure pas, et la scène finale nous enferme à nouveau dans un appartement pour une scène finale impressionnante, mais aussi vaine que le reste du film.

 

Il reste beaucoup d'images en tête en sortant de ce Cosmopolis, mais pas assez pour faire oublier la très désagréable impression que Cronenberg a raté son adaptation, que son film cérébral et bavard ne se met jamais à hauteur de spectateur et que la mise en scène ainsi que les brillants (il faut le reconnaître) numéros d'acteurs tournent à vide. 

On ne peut pas célébrer un film pour ce qu'il croit être ou ce qu'il aurait pu être. Et Cosmopolis restera pour cela une immense déception.

 

 



 


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Published by DH84
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