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21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 08:42

EtoileNoire.gif EtoileNoire.gif

 

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Cal voit sa vie s’écrouler quand sa femme demande subitement le divorce et lui annonce qu’elle a eu une aventure avec un de ses collègues. Pour se remettre en selle, le pas très fringuant quadragénaire se fait coacher par un jeune tombeur  qui va lui expliquer en deux temps trois mouvements comment ramener dans son lit plus de femmes qu’il n’en a jamais rêvé (pour ceux que ce secret profond intéresse, la réponse est plus loin et tient en quelques mots)


John Requa et Glenn Ficarra avaient surpris avec le décalé et culotté I love you Philip Morris. On est d’autant plus surpris de les retrouver ici, sur les chemins de la comédie romantique américaine la plus codée et la plus balisée. Le film essaie d’être choral et de ne pas se focaliser uniquement sur le personnage de Cal, on évoquera les problèmes des enfants, des ados, des parents, des jeunes adultes, etc…Le film reste dans l’hésitation entre faire rire (parfois grassement) et oser tenter le film d’amour romantique à grand renfort de sentiments et de déclarations enflammées. Coincé le postérieur entre ces deux chaises, il parvient à n’être convaincant dans aucun des deux, et vraiment pas à faire cohabiter ses deux angles d’attaque.


Maladroit dans la manipulation des clichés (un homme habillé à la mode ramène toutes les filles qu’il veut, c’est évident), pataud dans le déploiement d’un scénario parfois écrit à la hache (on a toujours pas compris les raisons du divorce, le grand baiseur qui devient un grand romantique en deux minutes chrono), le film semble se réserver uniquement pour les quelques croisements impromptus entre les différents protagonistes, qui permettent –c’est vrai- de rire un bon coup par intermittences. Mais n’évite pas de très lourdes redites, en empruntant les autoroutes de la comédie romantique avec par exemple la passion dévorante de l’ado boutoneux pour sa baby-sitter ou encore les pathétiques tentatives de drague d’un Steve Carrel plus trop rompu à ce genre d’exercice (enfin, jusqu’à qu’il change de fringues, si vous avez suivi…). On n’échappera pas non plus au grand virage final qui ramènera tout le monde au bercail de la stabilité familiale…


Reste le charme de Ryan Gosling et l’exceptionnel abatage comique de Marisa Tomei dont on ne voit que trois ou quatre passages mais qui bouffe l’écran à chaque fois. Mais au final, voir un grand déconneur comme Steve Carrel se compromettre dans cet épilogue grandiloquent, lourdingue et à la gloire de la famille américaine a quand même quelque chose de profondément désagréable… 


 


 

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Published by DH84
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