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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 07:56

 

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End-of-Watch_05.jpg

 

Les quartiers défavorisés de Los Angeles. Un enfer pour ses habitants, le terrain de jeux des gangs avec une rivalité permanente entre les hispaniques et les afro-américains. Et la vie agitée des policiers entre descentes, courses poursuites et scènes de ménages sordides.


C'est le monde du réalisateur David Ayer dont la filmographie est jusqu'ici une longue variation sur l'univers des flics durs à cuir et de la violence urbaine. Il ne rassure pas dès les premières images, en optant pour un procédé de mise en scène désagréable, qui nous fait vivre la journée de ces flics à travers leurs caméras vidéos. Des tics de mise en scène gênants, d'autant que le réalisateur n'en fait pas grand chose, et que Redacted de De Palma, c'était déjà il y a 5 ans. Et puis quand Jake Gylenhall a le crâne rasé, c'est qu'il va en faire trop. Heureusement, après quelques pénibles monologues face caméra, il se calme. Et ça tombe bien car pour le reste, End of Watch est plutôt une bonne pioche.


Le film se place complètement dans l'ombre de The Shield. Les fans de la série se sentiront de nouveau chez eux. Des quartiers pauvres, une misère incommensurable, une caméra à l'épaule hyper nerveuse, le tout dans un danger permanent, avec l'horreur qui surgit (presque) à chaque fois .  C'est très mimétique, mais il y a des patronages plus durs à porter. Et l'ensemble est indéniablement efficace, car il n'oublie ni les familles, ni les policiers bourrus, ni les chefs pénibles mais solidaires, et surtout, il ne renonce jamais à regarder cette noirceur dans le blanc des yeux.

Et après une approche quasi documentaire qui passe d'une situation à l'autre sans grande cohérence, il sait trouver un fil rouge et s'y tenir pour emmener son film jusqu'au bout, malgré quelques grosses invraisemblances en chemin.

 

Equilibré, sans concession, End of watch ne révolutionnera pas le genre mais reste un polar à hauteur d'homme très recommandable. Ceux qui ont vénéré The Shield ne seront pas mécontents de retrouver un épisode de deux heures dans les salles. Ceux qui n'ont pas eu cette chance pourront faire connaissance avec le South Central L.A., et prendre leur direct à l'estomac. 

 


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Published by DH84
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