Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 06:34

 

EtoileNoire.gif EtoileNoire.gif EtoileNoire.gif EtoileNoire.gif

 

Its-a-dogs-death---Franke-010.jpg

 

 

 

On pensait avoir vraiment perdu Tim Burton. En se fourvoyant avec Disney, l'ancien grand magicien sombre avait petit à petit abdiqué, jusqu'à faire complètement digérer son univers par la firme aux grandes oreilles, comme en ont témoigné les très décevants Alice et Dark Shadows. L'âme en peine, le fan Burtonien se demandait alors si il serait condamné à ne plus jamais voir la magie du maître en salles. Jusqu'à aujourd'hui, où, dans une résurrection digne de celle de James Bond la semaine dernière, Tim Burton fait sauter les clous de son cercueil en nous offrant un film d'animation merveilleux,  au charme fou, et accessoirement son long métrage le plus réussi depuis très longtemps.


L'univers est on ne peut plus Burtonien : dans une ville standard des Etats-Unis (quoiqu'un peu louche quand même), un petit garçon tente de ressusciter son chien en bricolant une machine issue de ses cours de science. L'expérience est un succès, mais n'est pas sans conséquence.

L'analogie est trop tentante pour ne pas être évoquée : revenu en triomphe chez Disney dont il s'était fait sortir il y a longtemps, Tim Burton souhaiterait-il au final ressusciter son cinéma ? Et puis pour Halloween, quoi de plus normal que d'aller déterrer quelques cadavres dans un cimetière ?


Première performance : on oublie très vite que le film est en stop-motion (des marionnettes filmées sans ordinateur), en raison de la qualité technique incroyable du résultat, mais surtout grâce à des personnages "vivants" et magnifiquement incarnés. Des années après Batman et Edward aux mains d'argent, Tim Burton agrandit encore avec bonheur sa famille de freaks. Aux côtés du héros et de son impayable chien, un maire menaçant, des écoliers tous un peu particuliers (le petit Edgar est extraordinaire de bizarrerie juvénile) et un merveilleux professeur de sciences auquel Martin Landau prête sa voix sombre et ses intonations péremptoires.

Tout cet ensemble devrait être inquiétant, il est joyeux, savoureux, décalé. C'est dans ce cocktail savamment dosé que l'on sait qu'on a retrouvé Tim Burton : cette capacité unique à jongler avec les sujets les plus macabres, tout en gardant un ton optimiste et enfantin. Cette capacité à rejouer les mêmes scènes encore et encore, et se réinventant à chaque fois...


Un voyage vers l'enfance et ses espoirs, sans un temps mort, avec une fluidité d'animation déconcertante et l'humour macabre maison au sommet de son art.

Un univers à la fois joyeux et glaçant, magnifié par un noir et blanc superbe, que le réalisateur a su imposer à raison à des producteurs un peu frileux.

Un film d'une inventivité visuelle rare, que l'on a envie de revoir dès la sortie de la salle.

Que vous soyez allergiques ou pas à Halloween, il serait dommage de passer à côté d'une telle résurrection.

 

 

 

 

 


 Page Facebook

Compte twitter      

 

Partager cet article

Repost 0
Published by DH84
commenter cet article

commentaires