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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 07:33

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Hugo Cabret est un film étonnant, inattendu, et au final assez merveilleux. On pouvait croire à un film pour enfants, il n’en est rien. Long, ample, complexe et visuel, ce film ne s’adresse pas spécialement à de jeunes spectateurs, mais plutôt à ceux qui chercheraient à se réconcilier avec la 3D, aux tenants du « c’était mieux avant », et surtout aux cinéphiles. Car en osant retourner aux origines du cinéma, Martin Scorsese montre avec un brio incroyable que rien n’a changé dans le 7ème art…La quête de deux orphelins commence avec un mystérieux automate qu’ils cherchent à réparer. Puis les mènent sur les traces d’un des tous premiers grands cinéastes : George Meliès, sensé avoir disparu pendant la grande guerre. De grandes découvertes, mais beaucoup de problèmes, dont un policier de la gare sur les traces d’Hugo pour l’envoyer à l’orphelinat.

 

La première très bonne surprise est visuelle. A l’écran, c’est assez bluffant. En centrant l’intrigue dans cette gare, en explorant ses moindres recoins, en baladant sa caméra dans un Paris sorti de la première moitié du XXème siècle, Martin Scorsese fait merveille. A la matière d’un Terry Gilliam, il trouve le ton juste pour ancrer son image dans un mélange de réalisme et de fantastique, comme par exemple quand on suit la course de Hugo pour remonter toutes les horloges de la gare, à travers des tunnels enfumés et des roues géantes en plein mouvement. Le début peut même laisser penser à une sorte de conte, surtout aux travers des personnages classiques de l’orphelin, du vieux mentor bougon ou encore du méchant policier.

 

Puis, le film prend un virage merveilleux quand la quête des deux enfants (incarnés par d’excellents jeunes acteurs, dont Chloe Moretz, la Hitgirl de Kick-Ass) bascule vers un voyage dans le temps pour retrouver la naissance du cinéma, des frères Lumière filmant la gare de la Ciotat aux films fantastique de Meliès. La passion devient alors contagieuse. Comme Scorsese, comme les spectateurs de ces salles, on est pris par l’émotion de revoir cette naissance et la passion qui habitait ses pionniers. La maestria de Scorsese est à l’œuvre, le new-yorkais semble d'ailleurs comme dans un poisson dans l’eau aux commandes d’une blockbuster bourré d’effets spéciaux.  C’est d’autant plus émouvant quand le réalisateur se met en scène furtivement pour dire toute son admiration et toute sa reconnaissance à ces génies qui ont inventé le cinéma.

 

Au-delà de l’hommage, Hugo Cabret réussit le tour de force de ne jamais se transformer en documentaire, de garder toute sa fantaisie, son humour et son intérêt. Porté par un casting merveilleux (enfants et adultes) il s’agit d’un vrai cadeau de Noël pour cinéphiles. Si on avait pu être étonné par le choix de Scorsese du numérique et de la 3D, on l’est beaucoup moins après avoir compris qu’Hugo est en fait une magnifique déclaration d’amour au 7ème art. Et qui d’autre que ce cinéphile enthousiaste et boulimique pouvait réussir à faire aimer le cinéma en tirant un arc de puis Meliès jusqu’à la 3D ? Chapeau l’artiste ! 

 


 

 

 

 

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Published by DH84
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