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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 07:11

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Jeremy-Renner-in-the-Bourne-Legacy.jpg

 

L'excellent dernier épisode de la franchise Bourne semblait avoir clos le sujet, impression confirmée par le départ de l'acteur principal Matt Damon et du réalisateur Paul Greengrass qui avaient fait le tour de la question, et souhaitaient s'attaquer à d'autres chantiers

 

Plus d'acteur, plus de réalisateur, mais à Hollywood, on n'arrête pas une franchise pour si peu, surtout quand elle remplit les caisses. Une promotion a donc été proposée au scénariste Tony Gilroy, qui prend la casquette de metteur en scène (tout en conservant la plume), épaulé par un nouvel acteur dans le vent (Jeremy Renner vu dans "Démineurs", "Mission Impossible 4", "The Town"), qu'on raccroche à l'histoire originale, et le tour est joué.  

 

Pour suivre son concept jusqu'au bout, le film joue d'ailleurs sur le mimétisme de manière très prononcée. Même si une grande partie de l'équipe a changé, tout est là pour appuyer sur le fait qu'on se débat toujours dans le même univers. On retrouve donc exactement les mêmes recettes : un renégat invulnérable ou presque, la CIA qui traque impitoyablement ses propres hommes, une femme en détresse mais indispensable.Et bien sûr, cette atmosphère de paranoïa aigue si propre à l'Amérique post 11-Septembre, où vous ne pouvez échapper nulle part à la vigilance des écrans de contrôle... même quand vous êtes mort. Pour enrober le tout, quelques guests des épisodes précédents passent même faire une petite pige.

 

 

Mimétisme appuyé donc, mais en gardant ce qui faisait l'attrait des trois films à savoir un rythme d'enfer, une fuite perpétuelle, des décors somptueux aux quatre coins du monde (magnifique prologue nordique), et une tension permanente, créée par le fait que les héros eux-mêmes ne comprennent pas toujours tout. Pour traiter le secret et confusion d'information, Tony Gilroy était d'ailleurs l'homme de la situation, puisque c'est bien sa marque de fabrique de pondre des scripts hyper complexes, qui perdent parfois le spectateur en route.

 

Ici, c'est effectivement très compliqué, peu accessible à ceux qui n'ont pas vu les épisodes précédents, mais plutôt efficace et bien mené si l'on accepte la complexité des trois premiers quarts d'heures où Gilroy emmêle comme à son habitude tous les fils, pour mieux les démêler par la suite.

Dans la peau du Bourne 2.0, Jeremy Renner est assez à l'aise dans ses baskets, bien épaulé par de solides seconds rôles (la vie est toujours plus facile quand on a Rachel Weisz et Edward Norton devant l'écran). Petite déception en revanche sur la partie action, moins présente et moins aboutie que par le passé... mais qui peut aujourd'hui rivaliser avec Paul Greengrass sur ce terrain ? La poursuite finale dans Manille, par exemple, est spectaculaire mais sans surprise. C'est d'ailleurs le seul reproche que l'on peut faire à un film très bien packagé : sa prévisibilité. Ce quatrième épisode déguisé en reboot est en fait une sorte de clone de ses trois grands frères, avec le même charme, mais sans chercher à s'en écarter, comme coincé par son encombrant héritage. Un phénomène déjà vu dans "Die Hard 4" par exemple, seul "Mission Impossible 4" semble avoir échappé à la malédiction.

 

 

Mais que les fans de Bourne se rassurent. Malgré des résultats assez moyens aux États-Unis, la suite de la suite est déjà en chantier. Les nuques n'ont pas fini de craquer aux quatre coins du monde...





 

 


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Published by DH84
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