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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 08:22

EtoileNoire.gif EtoileNoire.gif

 

La-Chance-de-ma-vie-18-32212.jpg

 

Julien est conseiller matrimonial, avec un certain succès. Mais évidemment, sa propre vie sentimentale est une catastrophe : poussée par une incroyable malédiction, chaque fille qu’il approche se transforme en aimant à catastrophes naturelles. Résigné à terminer tout seul, il rencontre par hasard Johanna, en pleine rupture avec son insupportable mec. Mais les éléments se déchaînent contre elle…


Il y a beaucoup d’envie, du rythme et des bonnes intentions dans cette comédie. Il y aussi de la spontanéité et une forme de modestie bienvenue. Bref, c’est un film qu’on aurait envie d’aimer. Le pitch est original, et le scénario ne se préoccupe pas beaucoup d’être réaliste ou fantastique, il applique l’idée que chaque fille approchée devient frappée par une malédiction avec cortège de tuiles en tous genres, ce qui est parfois très drôle en soi.  Si la mise en scène n’est pas spécialement légère, elle est au moins variée, et cherche avec ici un photomontage, et là quelques ralentis appuyés, à faire exister cette histoire un peu saugrenue. C’est paradoxalement dans les moments les moins drôles que cela fonctionne le mieux, puisque tout cela est parfois franchement touchant : qui ne s’est jamais senti victime d’une malédiction dans les moments les plus honteux de son existence ?


Malgré tout, on a du mal à ne pas voir les nombreux défauts du film, parfois discrets, souvent criants. Virginie Efira d’abord. Si elle est fraiche et naturelle, elle est rarement drôle, et très moyenne actrice. Il suffit de la mettre à côté d’un vrai acteur (Raphaël Personnaz) ou d’un comique professionnel (Thomas N’Gigol) pour voir qu’elle ne fait pas le poids. Les gags ensuite : si l’historique des échecs amoureux est plutôt réussi, les malheurs qui s’abattent sur l’héroïne sont lourds, tirés par les cheveux, et souvent très prévisibles. Pas de grande scène de délire, mais un enchaînement de péripéties appuyées, pour finir en boucle sur un happy-end que tout le monde aura vu venir. Et puis quelle idée d’être aller chercher Elie Semoun, en roue libre complète, insupportable à chaque apparition à force d’en faire des tonnes dans son rôle de designer branché. 


En bref, on ne peut qu’éprouver de la sympathie et saluer le bon esprit, la bonne humeur et le désir d’originalité du projet. On ne s’ennuie pas, on rit parfois, on sourit souvent. Mais dans le registre de la comédie décalée, on a beaucoup de mal à ne pas la comparer à l’Arnacoeur, qui disposait, en plus d’une bonne idée de départ, d’une considérable dose de talent. Pas sur qu’on puisse en dire autant ici. Et le fait que l’on ait refusé l’accès en projection de presse à la majorité de la critique montre que personne n’est dupe, pas même les producteurs…

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Published by DH84
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