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2 juillet 2012 1 02 /07 /juillet /2012 06:25

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En ces temps de forte chaleur, personne ne pet refuser une grande brassée d'air frais. Celle que Ken Loach fait souffler dans les salles est à ce titre salutaire. Revenu du monde du polar, mais toujours fidèle à la Grande Bretagne et aux classes populaires, le cinéaste nous offre une merveilleuse virée en Ecosse en compagnie d'une inoubliable bande de loosers.

 

Des repris de justice qui se rencontrent en réalisant des travaux d'intérêt général encadrés par un chef d'équipe débonnaire, qui leur fait découvrir l'art du whisky. Nos joyeux lurons se retrouvent alors sur la piste d'un fût légendaire, qui fera leur fortune. Même si il semble à priori inaccessible à un sociopathe, une cleptomane, un attardé et une petite frappe, nouvellement père d'un charmant bambin.

 

C'est un tel plaisir de retrouver Ken Loach dans une veine plaisante qui semble suivre de près le merveilleux Looking for Eric. Car le metteur en scène parvient à mettre en musique quelque chose de rare et de difficile : le parfait équilibre entre comédie et drame. Il faut voir comme le film évite chaque cliché, chaque chausse trappes pour réussir à dessiner un portrait drôle, affectueux, profond de cette bande de jeunes prolétaires paumés. Drôle sans être idiot. Dur sans être cruel. Souriant sans être naïf.

Dès le prologue, il suffit de comprendre comment les quatre protagonistes se sont retrouvés devant la justice pour capter ce ton unique. Entre la défense d'une vaillante avocate, le récit circonstancié ou en images de leurs âneries et la gentille dureté du juge, tout est là : la violence, la bêtise, mais aussi la sincérité, la drôlerie et au bout, un peu d'espoir qui donne vraiment envie de croire en ces têtes de bois qui ne payent pas de mine au premier abord. En particulier l'Einstein local qui ouvre le film sur une inoubliable biture ferroviaire.

Optimiste, le film l'est assurément, mais pas naïvement puisqu'il n'évite pas les sujets difficiles entre les éclats de rire, en particulier dans une première partie enracinée dans les quartiers pauvres de Glasgow, avec ses éclats de violence, sa pauvreté et ses règlements de compte. Mais cela deviendra un atout puisque comme il est si bien dit "personne ne méfiera de mecs comme nous". Ken Loach n'est pas Steven Soderbergh a l'intelligence qu'il faut pour ne pas tenter un Ocean's Eleven écossais, puisque le casse en lui-même l'importe peu, et rebondissements il y aura, quasiment jusqu'à la fin.

 

Il y a eu quelques grincements de dents au festival de Cannes après l'attribution du Prix du Jury à La part des anges. Une comédie sociale plutôt légère peut-elle prétendre aux honneurs du plus grand festival du monde ? Oui, mille fois oui. Cette bonne humeur ne semble pas toujours être contagieuse, mais il y a dans ce film tellement de générosité, de finesse et de talent qu'il serait dommage de se priver d'un tel antidépresseur. Dans des styles on ne peut plus opposés, une semaine après le Dictateur, on ne manque décidemment pas de raisons de se réjouir ces-jours-ci dans les salles obscures.

Une vraie fête du cinéma. 

 




 


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Published by DH84
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