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19 mars 2011 6 19 /03 /mars /2011 18:45

EtoileNoire.gif EtoileNoire.gif

 

Au-bistro-du-coin1.jpg

 

L’autre Paris, ses petits quartiers qui ressemblent à des villages, le bistrot du coin, le pressing, le libraire, et toute la vie qui va autour. C’est à tout cela que Fred Testot (sans Omar) a tenté de rendre hommage puisque l’idée originale est de lui. Hommage valable surtout quand ces sympathiques habitants décident de rendre hommage à un SDF décédé en organisant une improbable pièce de music hall.


Le parti pris est celui du film choral, le scénario passe à pleine vitesse d’un personnage à l’autre le temps de nous présenter son caractère, ses problèmes, sa vie, et l’on passe avec vigueur au suivant jusqu’à que la caméra finisse par tourner en rond entre eux. S’intercalant gentiment, un défilé de guests stars (Eric et Ramzy, François Berleand, Bruno Solo) viennent furtivement filer un coup de main qui ne dépasse jamais la minute à l’écran

Si certains des protagonistes sont éminemment sympathiques, il se débattent dans un scénario assez vide, le film se contentant d’appuyer sur un gros traits de caractère par personnage avant de passer au suivant. Pas de folie, des dialogues faiblards, aucune scène qui ne marque vraiment, on se cale au fond de son fauteuil on attend que tout cela finisse. 


Au moins, le film est rarement pénible, sauf peut-être avec le très désagréable personnage de Frederique Bel. Rien de franchement dramatique donc, mais une vacuité et une poussivité assez inattendues vu l’ampleur du projet. Comme si tout le monde s’était rendu compte en cours de route que l’idée de départ de Fred Testot n’était finalement pas si bonne.

On comprend mieux pourquoi EuropaCorp, spécialiste des campagnes de sorties au bazooka, n’a pas montré le film à la presse et a décidé d’une date de sortie suicidaire couplée avec une campagne de pub inexistante. Car au final, le film ressemble à s’y méprendre à la pièce amateur qu’il décrit, qu’on regarde avec beaucoup de compassion au vu de l’énergie déployée même si le résultat est globalement nul. Ou alors il faudrait faire comme le seul personnage du film qui rigole tout le temps : être bourré du matin au soir.

 

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Published by DH84
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