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20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 06:16

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Le 4ème Festival Lumière a bouclé (apparemment dans la douleur) sa programmation et la billetterie chauffe depuis quelques jours déjà.

Le Grand Lyon Film Festival, qui se tiendra comme d'habitude à la mi-octobre, est un événement qui fait déjà partie des grands moments de l'année culturelle de Lyon, même si il s'agit d'un festival très jeune. (Et pour tout lyonnais qui se respecte, une occasion aussi rare qu'inespérée de rappeler à la capitale honnie qu'outre le vélib, elle n'a pas inventé le cinéma non plus)

 

Le concept : un festival de patrimoine

 

L'idée trottait dans la tête de l'équipe de la cinémathèque depuis plusieurs années : pourquoi Lyon, ville de naissance du 7ème art, ne disposerait pas de son propre festival ? Pas un festival de films actuels avec un concours (la place étant déjà bien occupée en France), mais plutôt un événement qui célèbre l'histoire du cinéma, et qui permettrait de revoir en salles de grands films. Pas de compétition donc, mais quand même un prix remis chaque année à une personnalité emblématique, qui servira de figure de proue au Festival.


Durant une semaine, la plupart des cinémas de l'agglomération jouent le jeu, en ouvrant leurs salles à d'improbables restaurations. Et pas seulement les salles d'art et essais, puisque même les multiplexes entrent dans la danse, y compris les ennemis jurés Pathé et UGC. Le tout à un prix plutôt abordable de 6 euros la place.

En plus des dizaines de films projetés, quelques événements plus festifs viennent jalonner la semaine comme la soirée d'ouverture, la nuit du film ou la cérémonie de clôture, à la Halle Tony Garnier ou à la salle 3000.

 Le site du Festival : http://www.festival-lumiere.org/

 

 

 

 

La tête d'affiche

 

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Pour la tête d'affiche du Festival, les organisateurs doivent viser juste : trouver une personnalité du cinéma appréciée, talentueuse et exigeante (puisqu'on a droit à une rétrospective de son œuvre), mais aussi populaire (puisqu'il faut quand même ramener du monde), et accessoirement encore en vie (puisqu'on l'invite et qu'elle reçoit un prix).

Une synthèse parfaite trouvée dès la première année avec la venue de Clint Eastwood du temps où il ne parlait pas à des chaises vides pour enguirlander Barack Obama. Milos Forman (2ème édition) était un choix plus discutable, pas en raison de l'importance de l'artiste, mais du fait que ses films sont beaucoup plus connus que lui. Retour à la case populaire pour la troisième édition avec Gérard Depardieu, qui a eu l'obligeance de n'uriner sur personne à la remise de son prix. Sympa le Gégé.

 

Pour cette année, on ne peut que saluer le choix de mettre à l'honneur Ken Loach. Cinéaste exigeant, militant, dont on ne compte plus les grands films, il est aussi le type d'artiste dont le cinéma est suffisamment accessible pour être largement partagé et découvert.

 

 

 

La programmation

 

L'objectif annoncé du festival est d'offrir une programmations exigeante et variée, tout en permettant de voir des monuments du 7ème art dans une salle de cinéma, et pas en DVD sur son canapé, voire pire, sur une antique cassette VHS. Pour certains, ce sera l'occasion d'une  découverte, pour des cinéphiles chevronnés, une vraie mine d'or, un condensé de cinémathèque en une semaine. Je ne suis toujours pas remis de découvrir en salle dans de superbes copies Mort à Venise de Visconti ou encore Il était une fois la révolution de Sergio Leone.

 

Cela dit, le programme de cette année peut quand même décevoir. Exigeant sûrement, variée c'est indéniable mais tellement peu accessible. Pour une grande fête du cinéma populaire, l'équipe aurait probablement pu teinter davantage sa programmation avec des films de qualité, mais plus évidents pour le grand public. Car,  part le cycle Ken Loach et quelques roduits d'appel d'ici de là (Les Dents de la Mer, le nouveau Tim Burton animé, un ou deux westerns), c'est quand même assez rude.

Un cycle sur Vittorio De Sica, un sur Max Ophuls, sur Dean Martin, la franchise japonaise Baby Cart, la mise à l'honneur de Jacqueline Bisset et celle de Max Von Sydow. Personne ne niera l'importance de ces grands noms du cinéma, mais avouez que pour un festival populaire, tout cela est quand même un petit peu aride. La variété entre films très exigeants et ceux plus faciles est aussi une bonne condition de réussite.


 

Malgré ce petit bémol, il reste de quoi faire, pour ma part, ce sera :  THE LAST PICTURE SHOW , L'EPOUVANTAIL et TESS   (jamais vus, ce qui est une tarre), RIO BRAVO (déjà vu 5 fois mais dans une salle, c'est immanquable), RUNAWAY TRAIN (un peu d'action pour se reposer) et RAINING STONES pour quand même voir un Ken Loach.

 

NB : Pour les parisiens qui souhaiteraient se rendre à la capitale mondiale du cinéma, ligne 14, descendez à Gare de Lyon, y a un TGV toutes les heures, voire toutes les demi-heures en heures pleines. Pas besoin de passeport, ni de refaire vos vaccins. A bientôt ! 

 





 

 


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Published by DH84
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