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27 septembre 2012 4 27 /09 /septembre /2012 06:04

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Girls (HBO) - saison 1 - EtoileNoire.gif EtoileNoire.gif

 

Parmi les nouvelles séries phares de ces derniers mois, HBO a dégainé sur un créneau un peu délaissée par le câble : la série de filles. Même si c'est cette chaîne qui avait porté Sex and The City pendant des années, et même si les similitudes poussent rapidement à la comparaison (4 filles, New-York, le job, les amours, beaucoup de sexe), le ton est si différent qu'on doit vite se rendre à l'évidence : on a affaire à autre chose.

 

Il suffit de découvrir nos quatre héroïnes pour comprendre que les producteurs Judd Apatow et Lena Dunham (également actrice principale) jouent sur un terrain différent. Il s'agit de filles désespérément normales, assez éloignées pour la plupart des canons de beauté véhiculés par la plupart des séries, et qui ont des problèmes normaux de boulot, d'amour, de sexe et d'accomplissement personnel.

Rien de nouveau donc, sous le brouillard new-yorkais, on doit pourtant reconnaître à la série son ton assez unique, qui part de la banalité (les copains, les parents, le boulot) pour nous emmener vers des sujets plus emballants, comme l'identité sexuelle ou encore le difficile passage à la vie adulte d'une génération mal embarquée par la crise. Ce n'est d'ailleurs pas la joie de manière générale dans cette première saison, bien fournie en séances de desespoir (et pas assez en engueulades d'ailleurs)

 

Au centre de tout ça, quatre personnages féminins, intéressants, surtout l'héroïne qui se débat entre des parents radins, un boyfriend complètement allumé et un patron un peu particulier. Mais voilà, on reconnaît aussi la marque de Judd Appatow en mode "sérieux", caractérisée par des longueurs à n'en plus finir, et une incapacité de créer un peu de rythme et d'enjeux.

 

Certains personnages manquent singulièrement de relief (le boyfriend amoureux transi est littéralement à baffer) et n'aident pas à créer du punch dans un format de 30 minutes qui en paraît souvent le double. On regarde en se disant "c'est vachement branché", "c'est décalé, profond" mais ça ne suffit pas.

A l'arrivée, un très bel objet, parfois très drôle, mais qui ne possède pas encore la densité suffisante pour en faire une série prenante et addictive (du moins pour moi, d'autres adorent...). En tous cas, à réserver aux fans de séries complexes et exigeantes, peut-être aussi à ceux qui n'ont pas une consommation frénétique de séries. Les autres risquent franchement de trouver le temps long.

 






 

 


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Published by DH84
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