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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 06:49

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Luther (BBC) - saison 1 - EtoileNoire.gif EtoileNoire.gif EtoileNoire.gif EtoileNoire.gif

 

 

La BBC n'a plus rien à prouver en terme de qualité de programmes, y compris pour des séries modernes et novatrices. La preuve une fois encore avec Luther, mini série de quelques épisodes dont la première saison a été diffusée en 2010.

Des flics, des meurtres, et des tueurs sévèrement dérangés : on pourrait craindre un léger effet de répétition, mais la série prouve que la variation n'est jamais vraiment un problème quand elle est traitée avec la dose de talent suffisante. Même le pas de deux façon je t'aime-moi non plus entre le flic et une tueuse (légèrement psychopathe à ses heures) est passionnant alors que le sujet a déjà été traité des centaines de fois.

Si la série fonctionne si bien, c'est davantage grâce à ses personnages qu'à ses intrigues policières. Ces dernières ne sont qu'un prétexte pour se centrer sur Luther, flic dépressif au bout du rouleau (encore un cliché) qui se remet en selle après un gros passage à vide. C'est bien lui qui est le centre de l'attention, beaucoup plus que les mystères dans lesquels il évolue, ou encore les affreux qu'il poursuit.

 

Une négation de l'intrigue policière qui va jusqu'au bout de son concept, puisqu'on connaît le coupable dès les premières images de chaque épisode. Pas de mystère, pas de suspens, on sait le plus souvent comment tout cela va finir (à part la fin de la saison), ce qui n'empêche pas une mise sous tension permanente, Luther étant à peu près aussi imprévisible que ses proies. Face à ce géant, un petit bout de femme dans le rôle du monstre ambulant qui déteste adorer, ce qui donne lieu à plusieurs scènes vraiment stupéfiantes, y compris la dernière de la saison dans un grand hall presque vide...

 

L'univers non plus n'est pas farouchement original, et peut faire penser à Fincher ou encore  Jean-Christophe Grangé pour la noirceur, la déviance, et parfois même la sauvagerie. Aussi pour cette obsession de l'analyse du mal :  il ne s'agit pas seulement de la combattre mais aussi de flirter avec lui, de le comprendre, dans l'espoir insensé de le domestiquer.

 

Bref, une bonne idée pour ceux que les formats 13 ou 24 épisodes rebutent par manque de temps, d'autant que cette passionnante variation est portée par le talent immense d'Idris Delba. Stringer Bell n'est plus, mais Luther est bien là. 

 






 

 


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Published by DH84
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