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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 09:32

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Dans la série (interminable) "Hollywood n'a plus aucune imagination", Disney sort de sa poche une de ces plus vieilles cartes : le magicien d'Oz.

Un des films les plus populaires de tous les temps Outre-Atlantique, qu'il serait quand même dommage de laisser reposer dans les tiroirs alors que l'industrie est en crise. Mais pour éviter le choc frontal, la maison aux grandes oreilles a su mettre toutes les chances de son côté.


D'abord en ne réalisant pas de remake, mais un prequel. les événements se déroulent donc avant le film de 1939, ce qui permet de conserver l'univers et quelques personnages, tout en réécrivant une histoire toute neuve. La deuxième très bonne idée est d'avoir confié le bébé à un des réalisateurs les plus malins du marché : Sam Raimi.

Venu d'un monde où l'on bricolait des petits films d'horreur, le metteur en scène a prouvé avec la série Spiderman qu'il était capable de donner de la légèreté au plus pachydermique des blockbusters. Et il prouve ici qu'il n'a pas perdu grand chose de son talent, transformant l'énorme machine à effets spéciaux de Disney en un film agréable, visuellement très au point, qui donnerait presque envie qu'une suite soit mise en chantier tout de suite (rassurez vous, c'est le cas).

Après un prologue en noir en blanc au fin fond du Kansas, nous voici donc projetés dans le monde magique d'Oz, peuplé de singes volants, de sorcières plus ou moins sympathiques, et de tout un bestiaire de gentils habitants. C'est ici que débarque un James Franco en mode canaille, tout heureux de pouvoir mettre la main sur le trésor local en se faisant passer pour le magicien qu'il n'est pas. Le coeur de l'escroc s'ouvrira t-il aux gentils petits pensionnaires du monde magique terrorisé par deux sorcières harpies ?

 

Le sauveur-imposteur qui va vers la rédemption, d'inoffensifs habitants d'un monde merveilleux sous le joug d'une sorcière maléfique : on ne peut pas dire que les scénaristes se soient spécialement foulés. C'est  le principal handicap d'un  film, dont l'histoire de révèle jamais de surprises, et donne donc lieu à quelques trous d'air dans le rythme d'un conte pour enfants qui dépasse quand même les deux heures. Par moment, quelques surprises et un peu plus d'irrévérence n'auraient pas fait de mal. Pour le reste, Sam Raimi fait le job à merveille : 3D efficace, acteurs bien dirigés, décors numériques impressionnants...et même quelques très belles scènes que l'on a le bon goût de garder pour la fin.


Car quand le magicien défie enfin les sorcières depuis la cour du château, c'est une magnifique séquence sur le pouvoir de l'image, de l'illusion et du cinéma. Derrière les pixels, une légèreté et une beauté toute simple que l'on avait pas vu depuis Hugo Cabret, auquel le film fait alors franchement penser. Une bonne raison de rester jusqu'au bout, rien que pour ce très grand moment, et une raison de plus de se laisser tenter par ce bon cru Disney. D'ailleurs, personne ne s'y est trompé, le film a réalisé un démarrage canon aux Etats-Unis. Après un début d'année moribond, le succès monstre de ce blockbuster sympa fait en tous cas plaisir à voir. 

 

 

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Published by DH84
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commentaires

Tristan 21/03/2013 13:41

Agreed!