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30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 12:29

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Un gang de braqueurs avait fait la une dans les années 70 sous le nom de « gang des lyonnais ». Leur leader s’est rangé après quelques années de taule, mais a continué à vivre avec la menace des flics qui débarquent, et surtout de ses anciens collègues qui dérapent. Il en a écrit un livre et un ancien flic reconverti en artiste en a fait un film.

 

Dans la lignée de 36 quai des orfèvres et de la série Braquo, le réalisateur Olivier Marshall creuse donc son sillon du polar à la française, qui se veut un mélange de modernité et de tradition. Pour la modernité, une violence froide et omniprésente, la crudité des mots et des situations, et une mise en scène plus branchée sur le zapping que le plan séquence. Pour la tradition, la sempiternelle amitié virile, le code d’honneur, et l’ancrage de ces histoires dans des décors bien français, ici la (magnifique, évidemment) ville de Lyon.

 

C’est donc un bon polar français qui ronronne, grâce à des personnages bien écrits évoluant dans un scénario malin avec des flash-back bien calibrés. Olivier Marshall fait le job sans se prendre pour Coppola ni pour Michael Mann, et cela lui va bien. Même si il semble regarder avec envie ses illustres aînés (la fête de baptême qui ouvre le film fait ouvertement référence à celle du mariage qui ouvre Le Parrain, la scène du café fait écho à celle de Heat) , il ne cherche pas le chef d’œuvre et reste sur ses bases : le chassé croisé entre flics et truands, le respect de la famille et de la parole donnée. Il parle de ce qu’il connait. Très bien même puisque le commissaire aux méthodes particulières qui est aux basques de la petite troupe ressemble étrangement à Michel Neyret, le big boss de la PJ lyonnaise mis en examen récemment pour des affaires peu reluisantes, et qui est un ami du réalisateur. Une autre bonne surprise est la retenue des acteurs, qu’on a connus bien plus mauvais dans d’autres circonstances, en particulier un Gérard Lanvin retrouvé.

 

Si le coup de l’ancien truand forcé de replonger peut sembler cliché et balisé, le film compense par une vraie efficacité dans l’action et aussi un art consommé du dialogue, avec cette fameuse verve gouailleuse des truands et des policiers. Pas de grand coup ni dans le fond, ni dans la forme, mais un ensemble franchement plaisant que l’on passe avec le même plaisir qu’une paire de charentaises un dimanche après-midi. 

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Published by DH84
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