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29 mai 2012 2 29 /05 /mai /2012 06:44

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ARTICLE PUBLIE SUR LEPLUS

 

L'été arrive et comme toute major qui se respecte Columbia Pictures se doit d'envahir les écrans avec quelques bons blockbusters des famille. Entre une resucée peu prometteuse de Spiderman et le massacre programmé de Total Recall, la vénérable institution se préparait déjà à nous offrir une saison difficile. Manifestement pas assez, puisque les petits génies maison ont décidé d'enfoncer le clou en nous faisant subir un troisième épisode de Men In Black, que personne ne demandait, la série s'étant essoufflée dès son deuxième épisode, après un premier opus pourtant très réjouissant.

 

Mais la suite étant manifestant l'alpha et l'oméga de la création hollywoodienne ces jours-ci, on remet tout le monde au travail. On appelle Will Smith qui n'a plus tourné depuis 4 ans, on sort Tommy Lee Jones de sa maison de retraite en Floride, et on cherche sans ses tiroirs la carte de visite du réalisateur Barry Sonnenfeld qui n'a plus fait un bon film depuis... Men In Black, en 1997. Les deux lascars remettent leurs désormais célèbres costards pour aller dézinguer de l'alien visqueux dans les rues de New-York et flashouiller les badauds qui ont la mauvaise idée de se mettre en travers de leur chemin. Tommy Lee Jones trimballe sa mauvaise humeur, comme si chaque personne à qui il s'adresse venait de lui marcher sur les pieds, et Will Smith fait tourner son habituelle machine à vannes.

 

Problème, ces deux là n'ont pas l'air spécialement ravis de se retrouver. A la manière d'un  Mick Jager et d'un Keith Richards obligés de jouer ensemble une partition qui les fatigue, les deux compères font vraiment le service minimum, nous faisant esquisser quelques sourires, sans plus. Et comme le bestiaire intergalactique en images de synthèse n'est pas spécialement réjouissant, on commence à trouver le temps long. 

Jusqu'à une nouvelle idée de génie : le voyage dans le temps. L'agent J se retrouve propulsé en 1969, où il doit secourir son collègue pris en chasse par un belliqueux manchot extra-terrestre. Le film n'y trouve pas plus de rythme ou d'inventivité, le scénario nous faisant revisiter l'histoire américaine à un train de sénateur, de la Factory d'Andy Warhol au lancement de la mission Appolo sur la Lune, le tout au prix d'une couteuse reconstitution. Sans le défilé d'aliens idiots et sans nous accrocher aux enjeux dramatiques, le film ne captive pas plus en 1969 qu'en 2012, le principal intérêt étant d'observer le remarquable travail de Josh Brolin pour imiter en tout points les mimiques et les intonations de Tommy Lee Jones. A 200 millions de dollars le film, cela fait un peu juste.  

 

Mais le pire est à venir. Car MIB 3 semble vouloir passer par toutes les figures imposées du blockbuster rance, en nous imposant une fin larmoyante inutile et complètement hors sujet, avec ce qu'il faut de pathos et de trauma originel pour que l'on boive jusqu'à la lie ce calice interstellaire.

 

On a plus qu'à souhaiter à ces hommes en noir une belle gamelle au box office US, au moins aussi spectaculaire que celle de son compère Battleship qui a coulé corps et biens la semaine dernière. Après le four monstrueux de John Carter, l'échec de la colère des Titans, 2012 risque d'être une année compliquée pour la 3D. Surtout si il y a (comme c'était le cas ce soir) beaucoup plus de monde pour les séances 2D ...

 

 



 


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Published by DH84
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