Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 07:42

EtoileNoire.gif EtoileNoire.gif EtoileNoire.gif EtoileNoire.gif

 

600_mission_impossible_ghost_protocol_111207.jpg

 

 

L’agent Ethan Hunt est en retrait de l’agence Mission Impossible, jusqu’au jour où une unité vient le chercher pour mettre la main sur un dangereux cinglé qui s’est mis en tête de déclencher l’apocalypse nucléaire. La routine quoi…

 

On sentait bien lors des opus précédents le souhait de réalisateurs relativement prestigieux de dépasser le modèle archivu du film d’action d’espionnage, pour y apposer leur patte cérébrale (De Palma, n°1), lyrique (Woo, n°2) ou encore faire un remake sur deux heures de la série Alias (Abrams, n°3). Venu de l’animation, il est évident que Brad Bird appose sa patte à l’ensemble, mais en cherchant plutôt à jouer et démultiplier les codes du genre, sans les remettre en cause. Ne cherchez donc pas ici une once de réalisme, vous seriez déçu. L’équipe a privilégié le plaisir et l’action sur le style ou le sérieux global. Mais à l’arrivée, quel pied !

 

D’abord, retour aux sources : une équipe (et plus Tom tout seul…), des missions aux quatre coins du monde, un superméchant avec des armes atomiques et une relent de guerre froide délicieusement vintage. De Moscou à Bombay en passant par Dubaï et Budapest, la joyeuse bande se ballade en signant à chaque fois de véritables tours de force d’inventivité, de suspens et d’action… tout ça pour ne jamais arriver à mettre la main sur un génie du mal au look de ministre de la pêche norvégien. Le long passage dans la tour de Dubaï est à ce titre une prodigieuse compilation de moments de bravoure, bien ancrée sur un scénario malin qui oblige l’équipe à travailler sur deux niveaux différents de l’édifice, pendant que sa majesté Tom Cruise s’en va faire le zozo en rappel sur les derniers étages de la plus haute tour du monde. C’est rythmé, dense, merveilleusement bien filmé, défiant quiconque de ne pas bondir de son siège plusieurs fois pendant l’exploit. Et sans 3D s’il vous plait !

 

Si le reste du film ne parvient pas toujours à être la hauteur de ce sommet, l’ensemble est vraiment  très plaisant, en particulier grâce au retour de l’humour, qui donne un ton délicieusement léger à un film qui ne se prend quasiment jamais au sérieux. Jusqu’à dans des gags récurrents avec des gadgets qui ne fonctionnent pas, voire des agents qui s’en prennent plein la figure. En plein déni de son âge avancé, Tom Cruise le premier paye de sa personne, et on se demande parfois si le comédien (qui travaille le plus souvent sans doublure) ne va pas trépasser d’un infarctus avant la dernière bobine.

 

Cette grande réussite permettra au spectateur de fort bonne humeur de passer outre les quelques faiblesses de l’ensemble, en particulier un épilogue nullissime et le retour du come-back du trauma du héros. Mais ce n’est pas grand-chose devant la plaisir foudroyant que procure ce blockbuster décomplexé aux stéroïdes. Pour un acteur/producteur supposé ringard et un réalisateur débutant en prises de vue réelles, c’est un vrai tour de force. Le meilleur de la série ? Probablement.

 

 

 

 

 

Page Facebook

Page twitter

 

Partager cet article

Repost 0
Published by DH84
commenter cet article

commentaires