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12 avril 2012 4 12 /04 /avril /2012 07:13

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Il fallait oser. Produire des biopics à la chaine de vieilles stars dont on ne saisit plus vraiment les traits, c'est une chose. Mais mettre en image une partie de la vie d'une des actrices les plus photographiées et les vus vues du XXème siècle, c'est déjà une autre ambition. Mais ce biopic est malin, et le cherche pas à reconstituer la vie de la star, mais bien à lui tirer le portrait en se concentrant sur une semaine, et en nous invitant à la contempler à travers le yeux de ce petit assistant dont elle va faire son confident. La première partie du film en devient alors diablement efficace, rythmée et intéressante.

 

Tout d'abord, c'est l'attente : la star n'est qu'une rumeur, un bruit lointain, mais déjà, chacun se bat pour elle. Puis, son arrivée à Londres entourée d'une foule de paparazzis déchaînés, elle n'est encore qu'une image, une icone qui sait parfaitement jouer son rôle de star, s'entourant de mystère. Puis arrive le tournage, où la star surprend, excède son réalisateur et l'équipe de tournage, par ses volte-face, ses doutes et ses hésitations. Grâce au travail de Michèle Williams, on se retrouve devant le même dilemme que chacun des hommes qui gravite autour du phénomène : est-elle une artiste en panne d'inspiration qu'il faut protéger ou une fausse petite fille gâtée égarée dans un monde trop grand pour elle ? Tout le monde la désire, chacun veut avoir son attention, mais personne ne semble vraiment la comprendre, sauf peut-être cette actrice âgée qui la traite ave douceur et simplicité. Même le grand Laurence Olivier (Kenneth Branagh génial, as usual) s'y perd...


On évite ainsi dans la première partie du film les longueurs habituelles de ce type d'exercice. On voit même des personnages naître, évoluer. On y trouve des émotions, de l'inattendu, de vrais numéros d'acteurs et même des choses à dire, sur l'art, les acteurs, la peur, la création. L'angle d'attaque fonctionne, est pertinent, tant qu'il s'éloigne de la bluette de conte de fées que l'on pouvait attendre entre la princesse-star et le pauvre petit débutant innocent au cœur d'or.

 

Mais la deuxième partie est moins réussie, car totalement dépourvue de tout ce qui faisait le sel du film : des personnages et des enjeux. Personne n'a de doute sur l'avenir de cette lune de miel, et les motivations de la star qui enchaîne les pilules et les verres sont aussi claires et transparents que celles du jeune homme aux abois. On sait tout, on comprend tout, et cela malgré les jolis décors "relais et châteaux" de l'Angleterre. Si l'on peut observer avec une certaine sympathie le cœur brisé de ce jeune homme bien naïf, si l'on peut partager sa fascination, force est de constater que l'ensemble était plus riche sur un plateau de cinéma, où l'on tournait autour de la création, de la jeunesse, du statut de star. Une demi-réussite donc, pour cette semaine avec Marylin néanmoins plutôt recommandable. 

 

 


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Published by DH84
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Nicolas 17/04/2012 19:33

Ressenti à peu près similaire de mon côté, la première partie est intéressante parce qu'elle s'attache à ce que Marylin en tant que jeune actrice représente dans le monde du cinéma et pour les
acteurs de l'ancienne génération. La seconde moitié n'est qu'une histoire d'amour à l'eau de rose pas très intéressante. J'ajouterais en plus que le film est desservis par une mise en scène façon
téléfilm de luxe qui cache un certains manque d'ambition. C'est pas désagréable, mais Marilyn méritait mieux, et Michelle Williams aussi d'ailleurs.