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7 septembre 2010 2 07 /09 /septembre /2010 08:15

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prinana

 

En terme de second degré cinématographique bourrin (ou (ou de nullité assumée, on appelle ça comme on veut), on pensait avoir tout vu avec le récent Expendables de Stallone. Et voilà qu’un petit frenchie nous en remet une couche avec un film encore plus idiot, mais à peu près aussi jouissif.

Lake Victoria, Etats-Unis, Springbreak. Des hordes d’étudiants américains bodybuildés débarquent à la plage pour se biturer et copuler en rythme sur les tubes de l’été. Pour la shérif locale, il faut gérer cet immense bordel et vérifier qu’on ne retrouvera pas trop de corps sous les bateaux à la fin de la semaine, ce qui s’annonce compliqué. D’autant plus compliqué qu’un tremblement de terre libère depuis un lac souterrain des bancs entiers de piranhas préhistoriques qui n’ont pas mangé depuis quelques millions d’années…et qui raffolent de la chair tendre et bourrée d’hormones...

  

Piranha 1 et 2 sont des références des films d’horreur à petit de budget des années 80, ne serait-ce que parce qu’ils ont été réalisés par deux grands réalisateurs en début de carrière : Joe Dante et un certain James Cameron. D’ailleurs au XXIème siècle, on ne dit plus « film d’horreur », on dit « cinéma de genre », pour tenter de donner des lettres de noblesses à une production qui a souvent brillé par sa nullité, mais qui a aussi accouché de bons films et qui a pu lancer de très grands artistes dans le bain. Si le projet peut paraître un tantinet crétin au premier abord (« Sea, Sex and blood »…), c’est qu’il est surtout à prendre au second degré. Et très vite, on se rend même compte qu’on a quitté le second degré il y a bien longtemps, et que tout cela n’est qu’une vaste blague au 10ème degré. Voyez un peu : des troupeaux de filles à tomber par terre et bien peu farouches, un producteur de porno excité et sous cocaïne, un jeune puceau par très sur de lui, deux petits gamins blonds innocents et pas très prudents, un gros shérif noir débonnaire, c’est peu dire qu’Aja jour avec les clichés : il les entretient, les amplifie, jusqu’à les rendre assez drôles car totalement exagérés.

Et il faut voir le plaisir avec lequel le réalisateur va mettre en charpie les corps parfaits que tous ces jeunes américains exibent avec fierté et un minimum de retenue. Avec un certain talent dans le gag macabre, et en respectant les codes du genre (les plus débauchés qui meurent dans les plus atroces souffrances), Aja remplit son contrat. C’est très lourd, d’une vulgarité totale (les travellings sur les culs, les shots de tequila sur le nombril...) mais plutôt réussi. Et pour une fois, l’apport de la 3D est réel quand on voit voler dans la salle des morceaux de corps quand ce ne sont pas les restes de prothèses mamaires.

On pourra regretter que le film ne fasse que jouer avec les codes du genre et n'aille pas au delà de la bonne pochade pour se transformer en film culte...mais c'est un peu trop demander. Et même si tout cela est assez fun et plein de références, cela reste réservé à un public d’amateurs de films d’horreurs ou de références cinématographiques lourdes. Les autres se sentiront peut-être un peu seuls...

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Published by DH84
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