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7 juin 2010 1 07 /06 /juin /2010 08:18

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I y a pas si longtemps, dans un royaume lointain appelée Hollywood, un producteur à succès cherche le sujet de son prochain film. Pas effrayé par les catastrophes en série que le concept a engendré, il décide de se concentrer sur l’adaptation d’un jeu vidéo. Ce sera donc Prince of Persia, ou les aventures de ce jeune prince adopté par le roi de Perse, qui guerroie avec ses frères et se retrouve à assiéger une ville réputée sainte et imprenable. Mais évidemment, le prince va remédier à la situation…

 A ce stade, le héros a déjà montré 50 fois ses pectoraux et Ben Kinglsley a déjà froncé 17 fois des sourcils pour que tout le monde comprenne bien qu’il est le méchant du film. Le ton est donné, on est là pour en mettre plein les yeux, sans que le principe même de réfléchir vienne gâcher le spectacle. Et c’est parti pour le parc d’attractions recrée en images de synthèse par Walt Disney : courses poursuites sur les toits, batailles de rues, charges héroïques, fuite dans le désert et bastons diverses et variées,  le tout enrobé dans une légende mystique et religieuse. Tout cela n’est pas follement original,  ça tombe bien, personne ne semble s’être donné trop de mal sur ce coup là : les effets spéciaux sont massifs et plutôt laids, en particulier ces décors numériques  bien trop artificiels, les personnages répondent tous aux stéréotypes en rigueur sans chercher la moindre nuance et le réalisateur Mike Newell déroule son programme sans jamais faire d’étincelles la caméra en main. Pour compléter le tableau, personne ne semble avoir remarqué que Jack Gylenhall ressemble autant à un  prince perse qu’à un chef de village pygmée.

 Mais au royaume des aveugles les borgnes sont rois et ce Prince of Persia offre malgré ses défauts un spectacle honnête, et surtout avec un minimum de rythme échappant à la sinistrose qui semble s’être emparé de tous les blockbusters. Des personnages, de l’action, et un scénario avec quelques petites surprises, et même quelques bonnes idées : une congrégation d’assassins psychopathes, un ou deux personnages secondaires vraiment marrants, et bien sûr Gemma Arterton.  Au final, même s’il est assez clair que cet opus ne fera pas date et ne hissera pas au niveau d’un Pirate des Caraïbes, on est en droit de trouver ce Prince moins chiant qu’Iron Man 2 et moins laid que le choc des titans

Un élément vraiment marquant quand même : la première demi-heure raconte l’annexion d’une ville décidé par le prince pour y trouver des armes (de destruction massive), basée sur des renseignements ramenés par des espions. Et évidemment, personne ne trouve d’armes dans la ville, c’était un complot ourdi pour déclencher une guerre. Ca vous rappelle quelque chose ?  Sur le coup, on est plus proche de Green Zone que de Nintendo.  Voir l’Amérique expier ses crimes récents jusque dans les scénarios de films familiaux Disney a quelque chose de cocasse et presque réjouissant. Mais c’est assez théorique tout de même…

 

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Published by DH84
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