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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 07:26

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C’est un grand classique : remarqué pour un premier film de genre intéressant et couronné de succès (en l’occurrence ici, le très agréable Easy Money), un réalisateur européen traverse l’Atlantique avec enthousiasme, charmé par les sirènes d’Holywwod jamais en reste quand il s’agit d’attirer vers elles de nouveaux talents.

Daniel Espinoa allait-il suivre le chemin de Nicolas Winding Refn qui a passé avec brio les récifs dans  Drive, ou celui de Florian Henckel von Donnersmarck qui a sombré corps et biens avec le désopilant  Tourist ? Pour éviter de visiter les abysses du ridicule à la manière de son confrère allemand, Daniel Espnosa se retrouve sur un projet millimétré, classique et évident. Une série B de commande avec un acteur-star rodé dans le genre (Denzel Washington), une destination exotique et une belle war-room de de la CIA pour contrôler le tout depuis Langley.


Les amateurs de séries et de films d’acition ne risquent pas de perdre en route, Sécurité rapprochée reprenant à la lettre à peu près tout ce qu’on l’on a pu voir dans 24, Alias, et surtout chez Paul Greengrass (Bourne,  Green zone) qui fait issu office de figure tutélaire. Soit un agent double hyper expérimenté et extrêmement dangereux qui se retrouve dans une planque de la CIA au Cap, et que doit escorter un jeune bleu un peu tendre mais plein d’ambition. Il va sans dire que le suite impliquera surveillance satellite, mercenaires surarmés, poursuite en voiture et gros plans sur le visage déconfis du directeur de la CIA qui apprend les mauvaises nouvelles depuis une magnifique salle de contrôle dernier cri.


Si vous avez déjà vu 24 et la trilogie Bourne, vous pouvez tranquillement passer votre chemin, le film copie beaucoup sans vraiment se mettre à niveau de ses glorieux aînés. Du cinéma de Greengrass, Espinosa semble surtout avoir retenu le principe du mouvement perpétuel, de la caméra qui tremble des images saturées qui permettent au redneck américain de faire un peu de tourisme en lui présentant les coins du monde où il n’ira jamais mettre les pieds. Car pour le reste, on ne verra pas l’affrontement psychologique promis entre les deux héros, ceux-ci passant le plus clair de leur temps à se faire tirer dessus et à déclencher des accidents de la route. Dommage, vraiment dommage quand on dispose d’un acteur de la trempe de Denzel Washington, qui mange tout cru le pauvre Ryan Reynold dans les quelques scènes intéressantes du film.

On ne se consolera pas avec un scénario énervant à force de prendre des raccourcis (très bon, le coup du Facebook de la CIA qui vous permet de retrouver votre fugitif en deux connexions), et surtout de préserver un double twist final à peu prêt aussi prévisible que la fin d’un épisode de Derrick.

 

Reste quelques belles images de l’Afrique du Sud mises en valeur par une jolie photo, et quelques scènes de poursuites assez au point, même si elles ne s’intègrent jamais correctement dans la rythme du film. De quoi regretter qu’une grande partie du cinéma d’action américain se mette à copier bêtement et de manière systématique le style de Greengrass, de quoi aussi regretter qu’un acteur aussi brillant que Denzel Washington passe le plus clair de son temps dans des séries B aussi peu intéressantes que celle-ci. Un volontaire pour lui proposer un rôle intéressant, s’il vous plait ?

 

 


 

 

 


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Published by DH84
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