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27 janvier 2012 5 27 /01 /janvier /2012 08:32

EtoileNoire.gif EtoileNoire.gif

 

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Après un premier épisode sympathique sans être mémorable, la mise en route d’un deuxième opus pouvait légitimement inquiéter. Rassuré par le gros succès de son premier bébé, le peu nuancé Guy Ritchie allait-il abandonner tout self-control ? Conforté par son statut de star désinvolte, Robert Downey Jr ne risquait-il pas de tomber dans la cabotinage le plus total ? A l’arrivée, le film rassure mais ne surprend pas, en restant dans les pas de la première livraison : un blockbuster brouillon, qui parvient néanmoins à être sympathique par intermittence, et même drôle parfois.

 

Une chose semble sûre, Guy Ritchie a eu le même prof d’histoire-géo que Michael Bay. Ne s’encombrant pas de considérations bassement intellectuelles, le réalisateur nous envoie dans une Europe de 1891, où la frontière franco-allemande se situe dans les Alpes et où les technologies d’armement sont dignes de la guerre du Vietnam. Dans ce joyeux cadre plutôt bien reconstitué, nos amis Holmes et Watson font un peu de tourisme sans oublier de déjouer un complot ayant pour objectif de déclencher en avance de phase une guerre mondiale.

 

L’intrigue reste centrée autour du personnage de Sherlock Holmes 2.0, mélange d'Artemus Gordon des Mystères de l’Ouest, de James Bond et d’un chevalier jedi. Un cocktail parfois indigeste mais qui a le mérite de donner du punch à un film qui en manque parfois cruellement. Le scénario faussement compliqué n’est en effet qu’un prétexte à des scènes de ménage entre les deux aventuriers, coupés de temps en temps par l’apparition en mode plante verte de Noomi Rapace, et bien sûr quelques scènes d’action quand ce n’est pas de franche destruction massive.

Obligé de faire le spectacle, Guy Ritchie tente l’outrance dans les combats et les fusillades avec utilisation abusive de l’effet bullet time et de ralenti, seules cordes à l’arc d’un réalisateur décidemment peu à l’aise pour filmer de l’action pure correctement. Il se montre heureusement plus dans son élément dans le badinage ou dans la franche déconne, bien aidé par un merveilleux Robert Downey Jr qui se déguise en femme, se bourre la gueule allègrement et parvient même à être très convaincant dans le registre de la jalousie virile. Si on rajoute à l’ensemble un méchant très efficace dans le registre du professeur psychopathe calme et froid, on obtient un film inoffensif, pas original pour un sou, mais pas désagréable.

 

Jusqu’à une dernière demi-heure très plaisante, efficace et bien découpée, digne d’un blockbuster de premier ordre autour de cette belle partie d’échec qui s’éloigne de toute hystérie pour devenir froide et implacable. On se ferait presque du soucis pour la santé mentale Guy Ritchie quand il amorce une belle fin inattendue et osée, dans la droite ligne des romans de Conan Doyle, à contre courant complet de se que doit être la conclusion d’un machine à dollars digne de ce nom.

On se rassure vite quand lorsque l’épilogue annule cette belle idée par un rebondissement facile et idiot. Le film avait failli devenir grave et intelligent, il reste désinvolte et foutraque. L’honneur est sauf. 


 

 


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Published by DH84
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