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26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 07:56

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Deux super-agents secrets, spécialisés dans l’appréhension de gros méchants à accents et dans la distribution de coups de tatanes, tombent amoureux de la même fille. Entre la grosse brute sensible et le beau gosse charmeur, c’est donc la guerre. Et il va de soi qu’il vont mettre l’ensemble des moyens de l’agence gouvernementale à leur disposition.

 

Après avoir enterré six pieds sous terre la franchise Terminator, après avoir sabordé la série Chuck, le désormais officiellement dangereux McG revient sur des terres qui lui sont plus familières, celles de la comédie d’espionnage. Entouré d’un casting plutôt clinquant, il tente de nous (re)faire le croisement entre le métier des espions et leur vie personnelle et amoureuse. Les deux meilleurs amis vont donc évidemment se permettre tous les coups bas pour conquérir le cœur de la belle, ce qui est assez simple quand on dispose de l’ensemble de l’arsenal de la CIA et d'un cadre comme Los Angeles.

 

Le film a tellement de problèmes qu’on ne sait pas trop par où commencer. Peut-être par la scène d’ouverture, où McG nous rappelle qu’il est un des pires réalisateurs en exercice, et que secouer la caméra dans tous les sens en faisant exploser les décors ne suffit pas pour emballer une scène correcte. De manière générale, toutes les scènes d’action sont illisibles, filmées à la truelle. On se dit qu’il se rattrapera peut-être dans la comédie, et il faut avouer que c’est là que le film est le moins mauvais. Minimum syndical et quelques gags qui font mouche, mais il ne faut pas être trop exigeant.

Car les personnages ne tiennent pas la route très longtemps. Par exemple, personne ne comprend pourquoi Reese Witherspoon s’éprend du tête à claque bellâtre de service alors qu’elle cherche exactement le contraire. La course à l’échalote entre les deux supers agents pourrait donner de grands moments de délire et de destruction...las, on se contente de quelques blagues de lycéens pas bien méchantes qu'on a (évidemment) toutes vues dans la bande annonce.

 

Et surtout, entre deux apparitions du grand méchant, le film devient peu à peu sérieux, jusqu’à cette fin moitié morale, moitié débile, qui finit de nous achever. Ceux qui n’ont pas vu une comédie d’action depuis dix ans apprécieront peut-être le voyage, les autres chercheront quelques raisons de se consoler. L’excellent Tom Hardy peut en être une, mis en valeur par le jeu insipide de ces deux partenaires bien transparents. Mais c’est à peu près tout.

 

Et à ceux qui pourraient penser que tous les films sur ce sujet se valent, et que les américains ne sont bons qu’à produire des bouses insipides comme celle-ci au kilomètre, je ne saurais trop leur conseiller de regarder dans le rétroviseur près de 20 ans en arrière. C’était en 1994, avec un film d’action moitit comédie, moitié espionnage qui s’appelait True Lies. Mêmes thèmes, mêmes armes, mais une réussite totale. Simplement, derrière la caméra, le réalisateur ne s’appelait pas McG. Il s’appelait James Cameron.


 

 

 


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Published by DH84
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