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20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 07:39

EtoileNoire.gif

 

The-Darkest-Hour.jpg

 

Le générique fait peur dès sa troisième image. Producteur : Timur Bekmanbetov. Aïe.

Si l’épouvantable réalisateur de Wanted se met à faire des petits, le monde risque de s’écrouler bien avant la fin de la crise financière. Et le réalisateur Chris Gorak paye d’ailleurs ses respects à son aîné dès la première séquence avec un triple looping de caméra pour nous faire passer à travers un hublot et nous emmener à l’intérieur d’un avion où nos deux héros font des blagues pas drôles avec une hôtesse. Deux héros en route vers la capitale russe puisque, comme toute personne qui suit un peu les analyses de Goldman Sachs, ils savent que c’est là bas qu’il faut désormais faire du business.


Manque de chance, les aliens semblent eux aussi être très au fait de l’actualité financière puisque, au lieu de débarquer à New York ou à L.A. comme tout extra-terrestre qui se respecte, ils organisent une petite sauterie à Moscou avec la ferme intention d’éradiquer la race humaine et de piller les ressources de notre bonne planète, avant que la crise ne finisse de la désosser complètement.

 

Le schéma du film d’invasion d’aliens n’a pas beaucoup bougé depuis Independance Day, on l’avait déjà vu dans le récent Battle LA. Cinq actes immuables : la mise en place, l’invasion, l’errance, la recette miracle puis la revanche. Pour un film en 3D (inutile, évidemment) qui cible les jeunes, il n’a semblé utile à personne de s’écarter du droit chemin, le simple fait d’être en Russie étant déjà un argument de vente suffisant.


Acte 1 : Mise en place. 2 beaux mecs dont une tête à claque, 2 belles filles un  peu perdue, un connard avide et une grande publicité pour la ville de Moscou, enfin surtout pour Pepsi, McDo et autres marques qui agressent l’écran en permanence. Mais c’est le crise, il faut bien payer le budget et c’est pas sur la foi de son scénario que quelqu’un va avancer 30 millions de dollars. On remarque avec amusement que le Kremlin a d’ailleurs été reconstruit depuis le passage de Tom Cruise et de son équipe.

Acte 2 : Invasion. Les aliens débarquent dans le monde entier mais on filme un coin de rue et quelques maquettes du centre de Moscou qui brûlent, ainsi que deux policiers et quelques clubers qui explosent au contact des bébêtes. Amateurs de destruction massive, passez votre chemin, on vous dit qu’on a pas de budget. Pas de talent non plus, à par celui de faire trembler sa caméra, procédé peu efficace quand on filme des ennemis…invisibles.

Acte 3 : Errance. Il ne reste plus grand monde, on se ballade dans Moscou. Et quelle déception là encore. Pas de personnage fantoche, pas de mafieux, pas de combattants tchétchènes mais seulement la visite d’un …centre commercial. Fallait situer le film à Saint Etienne si c’était pour faire ça.

Acte 4 : Recette miracle. Un vieux russe fan de Ghostbusters a monté un fusil à micro-ondes dans son garage et ça suffit pour mettre en déroute les affreuses bébêtes. Chouette alors.

Acte 5 : Revanche. Tout le monde part dans la bonne humeur mettre une bonne branlée aux aliens dans les faubourgs de Moscou. A ce stade, ayant passé ton son maigre budget dans les décors de la ville vide, le film doit se finir au plus vite. Alors on dégomme trois aliens et puis on rentre en espérant qu’on aura plus de moyens pour le numéro 2.

 

L’ensemble est déjà atrocement pas drôle, il est en plus filmé dans un faux rythme très préjudiciable à ce genre d’exercice. Si l’opus s’attire parfois une certaine sympathie en envoyant valser quelques protagonistes en milieu de film, on a surtout du mal pour Max Minghella qui sort du Social Network, et Emile Hirsh qui tournait avec Sean Penn il y a deux ans. Qu’est ce qu’on ne ferait pas pour se faire payer des vacances dans les clubs de Moscou. Bref, au-delà des moqueries sans fin que peut déclencher ce genre de produit mal ficelé et assez repoussant, il donne surtout envie de revoir World Invasion, qui, s’il avait également un apport artistique infini décimal, avait au moins le mérite du punch et de l’action. C’est dire le niveau de cette nullissime excursion russe, dont le côté cheap et série Z aurait pu à un moment attirer un poil de sympathie. Mais en fait, non.

 

 


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Published by DH84
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Testing Omni Tech Support 19/11/2014 08:23

Well I would not say that this is a bad movie; the only problem I felt was it was not as entertaining as promised by its tag line and promos. It was a movie that should have been made with a better script and at least a bit more engaging alien.

femmes russes 23/01/2012 12:56

C'est drôle mais c'est exactement ce que je pense aussi. Bzzz. J'aime votre façon de présenter les choses et votre style. Les infos sont vraiment pertinentes, intéressantes. Cela donne envie d'en
savoir plus ! Clair que je vais en parler autour de moi. Super blog!

DH84 23/01/2012 17:23



Merci du compliment. N'hésitez pas à faire un peu de pub...


C'est au moins une consolation quand on subit une oeuvre de cette qualité, on peut toujours en rire par écrit