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17 janvier 2011 1 17 /01 /janvier /2011 07:59

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The-Green-Hornet-le-film-seth-rogen-michel-gondry-Photo-Pro

 

Le menu avait de quoi mettre en appétit : une veille série kitch, le merveilleux réalisateur français Michel Gondry (Eternal Sunshine et Be Kind, Rewind entre autres), le très drôle et très déconneur acteur-scénariste Seth Rogen, le tout dans un blockbuster avec suffisamment de moyens pour faire péter pas mal de décors. Et si on rajoute le retour du plus grand méchant de ses dernières années, à savoir Christoph Waltz, la vraie star d’Inglourious Basterds, on ne pouvait attendre que du bien de cette nouvelle adaptation du frelon vert.


Le Frelon vert n’étant pas un insecte bionique élaboré dans les laboratoires secrets de la CIA mais simplement un justicier un peu particulier, ex-fêtard invétéré, héritier d’un empire de médias et flanqué d’un acolyte expert en mécanique, en chimie, en kung-fu, en informatique, bref, le vrai petit couteau suisse humain pour super-héros. Il faudra bien ça pour s’attaquer au très très méchant Chudnofsky qui contrôle la pègre de Los Angeles. 


Après avoir subi tellement de blockbusters numériques frelatés, pas écrits et mal joués, ce Green Hornet fait figure de bouffée d’air pur. Sans révolutionner le genre, et en étant très loin du film parfait, Michel Gondry a réussi à se glisser dans son costume de réalisateur de blockbuster avec modestie, tout en posant son univers par petites touches. Le film est donc éminemment sympathique, gentiment retro, et souvent inventif dans un genre pourtant très parcouru (la naissance d’un super héros). Sans esbroufe (si ce n’est cette 3D inutile et débile), le réalisateur déroule donc son film avec beaucoup de fluidité, y compris dans des scènes d’action très lisibles et plutôt punchy. Il nous fait aussi beaucoup de bien aux yeux, en évitant d’ensevelir le tout sous les effets numériques, privilégiant les décors réels et le bricolage sur la motion capture. Même réussite du côté des personnages : si le méchant est évidemment tout à fait suave, les « gentils » ne sont ni idiots, ni transparents, et même parfois assez drôles. Bref, The green hornet est tout ce que n’ont pas été les blockbusters récents : divertissant et agréable.


Cela dit, il restera sûrement quelques fans pour regretter que Gondry ne soit pas allé plus loin et n’ait livré « que » un film divertissant. D’autant plus qu’il souffre des habituels défauts d’un premier opus de super héros : une exposition des personnages qui prend du temps, des complicités qui ne sont pas tout de suite efficaces et à l’arrivée une histoire qui se tire un peu en longueur pour emmener le tout vers les 2 heures quand même. Mais cela laisse beaucoup d’espoir pour une éventuelle suite, qui pourrait se hisser au niveau de LA meilleure scène du film : un caméo délicieux de James Franco en gangster new style péteux et arrogant, qui se fait dessouder par un Christoph Waltz très calme, mais quand même contrarié qu’on ne prononce pas correctement son nom, et qui en profite pour prendre des conseils en cool-attitude…

 

NB1 : 100% de réussite sur mes pronostics aux Golden Globes... en attendant les oscars

NB2 : cocorico, Olivier Assyas et son excellent Carlos meilleur minie-série ! Pour une oeuvre tournée en français, c'est un événement

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Published by DH84
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