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28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 10:11

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L’argent a disparu et la seule monnaie d’échange est désormais le temps. Génétiquement modifiés, les êtres humains cessent de vieillir à 25 ans et doivent acheter par leur travail le temps qu'il leur reste.

 

Le concept est puissant quand on se force a le regarder comme un miroir d’une société qui a embrassé le capitalisme sauvage a l’échelle mondiale. Avec un brin de naïveté, mais un effet marquant, il met en exergue que la pauvreté n’est pas seulement une affaire d’argent, mais aussi parfois de vie et de mort. En simplifiant, certaines populations ne doivent pas seulement se battre au jour le jour pour gagner de l’argent, mais aussi pour survivre… au sens propre. On ne peut pas dire que l’analyse soit d’une grande finesse, mais la science-fiction a souvent cet effet déformant qui amplifie le message, en le rendant un peu brut.

D’où une première partie du film intéressante, dans la description d’un ghetto puis dans la plongée dans l’exact opposé, un monde où chacun possède tout. En liant chacun à sa survie directe à chaque seconde, Andrew Niccol fait son effet d’autant que le bougre sait toujours parfaitement utiliser les lieux, les lumières et les ambiances pour donner une touche à mi-chemin entre le réalisme et l’anticipation qui sert bien son sujet.

 

Malheureusement, le réalisateur parvient rapidement au bout de son sujet, et tente alors de faire bifurquer le film vers une espèce de Bonnie et Clyde des temps modernes. Le virage est trop sec, et le couple formé par les juvéniles Justin Timberlake et Andra Seyfried beaucoup trop lisse pour que la tension reste au bon niveau. Prendre un casting  uniquement composé de moins de trente ans pouvait être un rêve de producteurs, mais l’idée devient contre-productive quand l’ensemble des interprètes s’avèrent être bien légers pour porter un tel film sur leurs épaules, voire ridicules comme le pauvre Alex Pettyfer. Seul le « vieux » Cillian Murphy (35 ans, ça se voit, mais ça n’a gêné personne manifestement) a l’aura nécessaire, mais il ne peut pas tout faire tout seul.

 

Se fourvoyant peu à peu dans des invraisemblances béantes, le film glisse alors vers une sortie facile après quelques poursuites et quelques coups de feu. Et semble obligé pour remplir son contrat Hollywoodien  d’intégrer dans la cahier des charges une romance, quelques traumas et la métamorphose du p’tit gars du ghetto en héros hard boiled. De quoi faire revenir Time Out dans la peu enviable catégorie des blockbusters photocopiés, le comble pour un adversaire du système tel qu’Andrew Niccol, pour qui le temps passe manifestement un peu trop vite. 


 

 

 

 

 


 

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Published by DH84
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