Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 08:05

EtoileNoire.gif

 

20397056.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx.jpg

 

Et une comédie romantique, une.

Ecrite et produite par Luc Besson s'il vous plait, qui a décidemment beaucoup de temps libre puisqu'entre deux tournages, il prend toujours le temps (je pense que ça doit être entre 2 et 24 heures maxi) de mettre en prose une idée fantastique pour en faire profiter un de ses potes metteurs en scène en mal de pitchs originaux.

L'idée brillante de tonton Luc ? Une relecture du concept la grenouille, incarné ici par un odieux connard parisien délocalisateur, qui va se transformer en prince charmant après sa rencontre avec une princesse artiste et pétillante.

 

Soyons clairs : on nous prend pour des demeurés du début à la fin.

Passe encore le manque d'originalité criant du projet et sa conception un peu particulière de la géographie française, qui fait passer notre héros par l'Ain et l'Auvergne pour aller en Provence depuis Paris. Ce qui passe moins, c'est cette façon de se rouler avec délectation dans les clichés les plus idiots sans jamais chercher à trouver un peu de second degré. Les manouches sont joyeux, les paysans sympathiques mais bourrus, les grévistes puent la sueur, la France est bloquée en deux heures par la CGT et les jeunes sont de gentils débiles qui n'ôtent leurs écouteurs que pour vivre comme dans Friends. Et bien sur, les vraies valeurs d'entraide des vrais gens vaudront toujours plus que les millions des affreux capitalistes assoiffés de sang.

On connait au bout de deux minutes l'ensemble des rebondissements du film, qui ne semble plus avoir comme objectif que de faire une très (très) longue pub pour la nouvelle voiture électrique de Renault, inspectée sous toutes ses coutures, accessoires compris. Au moins, Besson est honnête : l'entreprise automobile est citée au générique de début...avant les acteurs.

 

Une certaine idée du cinéma commercial idiot, alliant simplicité des idées et placements de produits intensifs. Pas grand chose à sauver ici, si ce n'est le charme insolent de Vahina Giocante et le numéro amusant deux minutes de Vincent Perez, tout droit sorti du Capital de Costa Gavras. Pas suffisant pour inciter à la tolérance devant cet étron cinématographique qui inaugure en grande pompe des semaines qui s'annoncent difficiles pour le cinéma populaire hexagonal (la suite du programme fait peine à voir...)

 

 

 Page Facebook

Compte twitter      

  

Partager cet article

Repost 0
Published by DH84
commenter cet article

commentaires